. Le monde à portée de souffle: 2014

jeudi 18 septembre 2014

J'ai voyagé pendant un an

J'ai fait une liste, j'ai fait des vaccins, des visas, j'ai pas prévu grand chose, et je suis partie.

J'ai vite compris qu'il ne vaut mieux rien prévoir et se laisser porter par la vague du voyage.



 Mes sens ont été sollicités comme jamais: j'ai senti des choses horribles qui m'ont donné envie de vomir, j'ai senti des parfums qui ont fait sourire mon cœur. J'ai vu des choses qui m'ont donné envie de pleurer et j'ai vu des merveilles qui m'ont coupé le souffle. J'ai goûté des trucs dont je me suis dit que je ne pourrai plus m'en passer, je me suis arrachée la gueule avec le piment. Je me suis fait démonter les tympans par les cigales qui font un bruit de scie électrique, j'ai été charmée par des musiques inconnues

J'ai eu pitié d'une chèvre qui essayait de ne pas tomber du toit du bus sur les routes tortueuses au Népal.
J'ai tapé sur des tambours face au soleil couchant se reflétant sur le lac.

J'ai pleuré d'être trop seule. Je me suis réjouie d'être tranquille et libre.

J'ai rencontré des gens incroyables et des gens ordinaires qui m'ont fait voir d'autres horizons, qui m'ont fait découvrir des choses inconnues.
J'ai trouvé sur la route des livres qui ont changé ma vie.

J'ai travaillé dans la jungle, j'ai écouté et étreint les arbres, j'ai traqué le moindre être vivant pour avoir ma dose de bonheur et d'émerveillement. La forêt m'a offert une famille ephemere, des chevaliers servants, de nouveaux amis, et une nouvelle vie. J'ai marché des heures dans la jungle, en pleine nuit, à pas de loups, pour essayer de voir des animaux.
J'ai été réveillée par les chants des gibbons.
J'ai escaladé, glissé, nagé, volé, couru et je me suis écorché comme jamais. J'ai répandu pas mal de sang dans la jungle. J'en garde une moche cicatrice sur le genou et une autre qui m'a allongé ma ligne de tête.

J'ai parlé 11 langues, 7 nouvelles langues que j'ai découvertes, dont deux que j'ai apprises. Il y a des endroits où je jonglais au quotidien avec 4 langues, anglais, français, espagnol et la langue du pays.

J'ai caressé des chiens mais j'ai pas joué avec beaucoup d'enfants.

J'ai grimpé sur les flancs de l'Himalaya, j'ai sympathisé avec les yaks. J'ai eu le mal des montagne et j'ai pas vu le léopard des neiges ni le panda roux. Mais j'ai compris que ma vie était dans la nature.

J'ai pas trouvé de sens à ma vie, j'ai découvert qu'il n'y en avait pas, qu'il fallait juste vivre, vivre pour de vrai le moment dans lequel on est, sans s'inquiéter ni du passé ni du futur, sans se torturer de questions sans réponses.

Je me suis dit que j'étais malheureuse, que j'avais envie d'être nulle part. Je me suis dit que je n'avais jamais été aussi heureuse et que j'avais énormément de chance d'être là et de vivre ça.

J'ai rigolé avec des gens sans comprendre un mot de ce qu'ils disaient. J'ai posé ma main sur l'épaule d'une cambodgienne qui pleurait a chaudes larmes dans un minibus.
J'ai parlé de la vie avec des gens qui n'avaient jamais voyagé et qui m'ont ouvert les yeux avec leur philosophie ancestrale.

J'ai parcouru des centaines et des milliers de kilomètres a pied, a velo, a moto, en tuktuk, en minibus, en bus (de tout pourri a super classe), en taxi, en moto-taxi, en bateau, en barque, en train, en avion, en autostop, en motostop, en camion, en... véhicules improbables que je ne saurais nommer. J'ai dormi dans des positions impossibles pendant les trajets de nuit.

J'ai grimpé à des arbres au Népal, en Thaïlande, au Laos, au Cambodge, en Indonésie et il faut que je retourne en Inde et en Malaisie pour réparer l'offense de ne pas l'avoir fait là-bas.
J'ai grimpé dans un arbre par l'intérieur. Et au bout de 30 mètres, quand j'ai enfin émergé de sa cheminée, c'était comme se faire enfanter par l'arbre.
J'ai failli tomber plusieurs fois a force de faire la funambule sur les grands arbres et je me suis vraiment fait peur quand j'ai vraiment basculé. Mais j'ai réussi a éviter de me rompre le cou et après coup, ça m'a fait bien rire.

J'ai escaladé des montagnes, des volcans actifs (ca pue le pet!), traversé des plaines, erré dans un désert, nagé dans des eaux douces, salées, bizarres, cristallines et magnifiques, brunes et dangereuses.

J'ai appris des jeux, j'en ai enseigné d'autres, j'ai chanté et j'ai dansé. La valse, la salsa, la cumbia, le lindy hop, le n'importe quoi, des danses lao, thaï et indonésiennes.

J'ai vu des dizaines de levers et couchers de soleil magnifiques. Je me suis dit, c'est ici le paradis, j'ai pensé, c'est ici que je veux vivre. Mais je suis partie car j'avais soif de découverte et d'aventure.

J'ai goûté toutes sortes d'alcool et mangé beaucoup trop de riz. J'ai mangé des insectes frits.

J'ai appris comment tresser un panier, couper du bambou, cuisiner un rat, faire du feu avec pas grand chose, passer les vitesses sur une moto, faire des dreads, faire du macramé.
J'ai appris à repérer les animaux, à reconnaître leurs bruits, à deviner où ils étaient susceptibles d'être.
J'ai appris a faire avec les moyens du bord, à ne pas m'en faire, car akunamatata et il y a toujours une solution.
J'ai appris à me taire même quand je ne suis pas d'accord avec l'autre, et que les discussions animées et polémiques ne valent pas de bonnes discussions  bon enfant où personne ne se contredit.

J'ai eu des fous rires pour rien, j'ai failli mourir de rire à regarder mes amis laos se faire une competition de saut à l'élastique. J'ai eu un fou rire sous l'eau, en pleine plongée. Ça fait beaucoup de bulles.

J'ai raconté un millier de fois mon voyage et ma vie a d'autres voyageurs que je croisais.

J'ai touché des serpents, des lézards, des grenouilles, des singes, des oiseaux, des poulpes, des poissons...

J'ai du tuer de mes mains nues un bébé rat pour que le chat arrête de jouer avec et le bouffe. J'ai dit bonjour au gentil chien de mon hôte et la seconde d'après, il s'est fait rouler dessus  devant mes yeux et est mort. Ça m'a traumatisée. Et c'était pas la dernière fois que je verrai un chien mourir...

Je me suis fait escorter et protéger par une bande de chiens qui a passé la nuit à veiller sur mon sommeil dans mon hamac.

J'ai voyagé a deux et en solo. J'ai aimé et j'ai pas aimé les deux. Ça dépend des moments.
Je me suis presque pas ennuyée. Il n'y avait qu'à sortir pour qu'il m'arrive quelque chose.

J'ai joué comme une gamine dans des cascades multi-niveaux aux eaux bleues cristallines, quand je balancais des seaux d'eau à des inconnus dans la rue et dans les vagues "machine à laver" d'une plage secrète qui n'existe que la moitié de l'année.

J'ai comme par hasard assisté des ornithologues à recenser la migration des rapaces qui passaient juste au dessus de nos têtes. J'ai appris a identifier plein d'oiseaux et on m'a prise pour une ornithologue dans la jungle.

J'ai dormi dans un tipi deluxe, sans y avoir été invitée.
J'ai été invitée sur un yacht de luxe où j'ai bu du vin rouge et mangé des mets delicieux en pleine mer.

Je me suis jamais baignée dans autant de cascades et de sources chaudes de ma vie.

Je me suis fait scruter de haut en bas, touchée, au début je ne faisais rien, au bout d'un moment j'ai failli taper un indien et j'insultais les mecs qui me regardaient trop. J'ai appris à dire "arrête de me regarder" et "ne me touche pas" en 3 langues.

On m'a vomi dessus, j'ai vomi aussi mais pas au même moment. Mon systeme digestif a eu du mal à fonctionner normalement pendant des mois et pour finir, j'ai eu la dengue. Mon corps s'est habitué aux assauts de moustiques et autres insectes et j'ai commencé à a peine remarquer les piqûres.

J'ai fait figurante dans le tournage d'une série anglaise, j'ai dansé la valse, porté une perruque et été filmée même pas floue à côté des acteurs.

J'ai vu des orang-outans et des calaos rhinocéros s'accoupler juste devant moi. J'ai un peu flippé en réalisant que j'étais seule dans une jungle inconnue et touffue avec un guide qui en pinçait pour moi et qui savait que personne ne savait où on était. Mais finalement ça va, on s'est bien marré. Haha.

J'ai fait de la plongée en espagnol, de l'apnée dans des eaux bleues turquoises et chaudes qui grouillaient de poissons multicolores, tortues marines et créatures étrangement magnifiques. Un émerveillement a tous les coins.

J'ai brisé de nombreux cœurs, mais des cœurs d'artichauds qui s'enflamment en 2 jours ou même quelques heures. Il suffit d'être blanche et de sourire. Ça m'a ouvert des portes qui me claquent au nez quand je les traverse. Je devais fuir à regret les artichauds...

On m'a appris à oser dessiner les trucs bizarres que j'avais dans la tête. J'ai dessiné et ça a plu, j'ai été engagée comme artiste peintre avec carte blanche, en échange de plongées gratuites. Peindre, plonger, peindre, plonger. Le pied.

J'ai voulu dormir dans mon hamac sur la plage. Il pleuvait alors on m'a offert de rester dans une petite maison que j'ai eu rien que pour moi pendant quelques jours. J'y suis toujours. Ma plage, mon hamac, ma maison, mon palmier et mes pinceaux. Je ne sais pas si je vais réussir a partir de cette plage.

J'ai décidé de ne plus rentrer, de devenir SDF, vagabonde et que "chez moi", ça serait juste là où je me trouve.

So far so good.
Pour l'instant tout va bien.


C'était une année incroyable et on va faire en sorte que ça continue. :) Sempai jumpa lagi* les amis! Profitez bien de votre vie :D

*A bientot

samedi 19 juillet 2014

Et...... ça tourne !!! - en Malaisie

Me voilà de retour, une envie d'écrire m'a pris.

Finalement, j'ai réussi a m'extirper tant bien que mal de ma jungle bien aimée.
Je suis partie, j'ai quitté ma jungle. Mais j'ai rencontré des herpetologues, un français et un vietnamien. Alors je suis retournée dans la jungle pour en apprendre plus sur les reptiles et amphibiens. La nuit dans la jungle, a traquer les geckos sur les troncs, les grenouilles, les pieds dans l'eau avec la lune qui se reflète dans le ruisseau... Et au dessus, un couple de civettes qui s'excite, encore plus grâce a Keut et sa technique du bisou sur la paume de la main. Ça fait un bruit qui les rend fous!
Et Vinh le vietnamien m'a proposé d'aller avec lui traquer les bébêtes dans un parc magnifique parsemé de roches karstiques dans le sud du laos.

J'ai requitté la jungle et direction Thakek. Mais comme les hommes sont des bêtes (hihi mais non, pas tous!), l'aventure a tourné court et j'ai vite pris mes jambes a mon cou. Dommage, j'aurais pu découvrir avec lui une nouvelle espèce de gecko... ARG.
Mais c'est pas grave, bopenyang!

Et puis Ellen de Rennes me dit "j'arriiiive" alors hop direction la Thaïlande pour une grosse semaine entre copines.
Ayutthaya, les temples et Sato le fou. Son chien qui se fait écraser devant mes yeux et nous laissera... choquées pour les jours suivants.
Lopburi et ses macaques qui donnent a la ville une atmosphère angoissante et oppressante digne des corbeaux de Hitchcock.
Kanchanaburi et le parc national d'Erawan. La cascade incroyable qui me transforme en furie de 5 ans d'âge mental, la meute de chien qui nous suit partout et veillera sur notre sommeil, couchés sous nos hamacs; le stop rigolo vers une grotte incroyable, les calaos géants qui nous rendent visite... génial.
Puis Prachouap Khiri Khan, la mer, les fruits, les montagnes, le calme, les chiens. Encore les chiens ? oui on a la cote, ils viennent nager avec nous et comme ils se fatiguent, on se retrouve chacune dans l'eau avec un chien dans les bras, bienheureux; on se marre. Mais aussi les langurs trop mignons et gentils avec leur bébé jaune, les méchants macaques, les brochettes au marché (non, rien a voir hehe...).

Ellen rate son avion mais finit par s'en aller, moi je glande a Bangkok dans une guesthouse de hippie appelée le flapping duck, où dans l'escalier est suspendu un canard en plastique qui fait poueeeet! Puis je me décide a partir vers le sud, la Malaisie.

Après quelques stops et des rencontres qui ont bien-sur changé mes plans, je me retrouve en Malaisie, à Penang/Georgetown. Architecture coloniale bien jolie, street art unique dont le sujet dominant est les petits chats (???), population cosmopolite, joyeuse et gentille, maisons abandonnées, ah le pied.

[Ici c'est le ramadan. Alors soit j'ai rien compris au ramadan, soit les malais ont une façon bien a eux de vivre ça : ici, le ramadan, c'est la fête de la bouffe!! (si, si, c'est écrit food festival partout hihi)]

De rencontres en rencontres et de hasards en hasards incroyables, voilà que je suis embauchée pour être figurante pendant une semaine dans une série anglaise "indian summers"!! Euh... whaaaaat? C'est pas tant l'opportunite incroyable que le fait que c'est trop bien payé. Je n'arrive pas à y croire... J'ai trop de chance!!!!

Je ne voulais pas tarder en Malaisie car on me disait que c'était cher et nul, mais je sais pas, il y a un truc là, qui me touche. Et en plus je vais me faire plein de fric!!
Alors c'est parti, je pose mes valises sur cette belle île de Malaisie, je vais chausser mes chaussures à talon, supporter tant bien que mal ma belle perruque qui a réussi par miracle a se superposer magnifiquement sur mes dreadlocks, et... faire du cinéma... Inchallah!

J'ai déjà fait une journée et c'est super excitant (mais très crevant)! En plus on m'a fait papotter avec l'actrice Jemima je sais pas quoi (qui a joué dans Borgia) pour le tournage d'une scène où je vais donc me retrouver au premier plan! 

Mes cheveux étaient l'attraction de la journée aussi: " -très jolis tes cheveux! - Non c'est une perruque, en dessous j'ai des dreads... - Whaaaat? C'est pas possiiiiiiible!". Et encore plus d'exclamations quand j'ai enlevé ma perruque et que personne ne me reconnaissait hihi.

Bref it's all wrap! (= c'est dans la boîte. Ça veut dire que la journée est finie et qu'est-ce que ça fait plaisir d'entendre ça !)

C'est beau la vie :)
Si on savait ce qui allait nous arriver dans le futur, ça serait moins marrant, hein.

jeudi 22 mai 2014

Eh oui, je n'ai toujours pas quitté ma jungle laotienne!









dans la jungle, les rats, on les mange! pas si mauvais en fait, mais a petite dose.
les deux coquins, Nge et Potho, le grand timide
thick billed green pigeon
un red tailed racer dans la maison 3!
et une magnifique vipère en train de muer

reveil a 6h du mat par les gibbons qui chantent, la haut, tout la haut
une plume? euh non, mais c'est quoi ces insectes bizarres??....
ah, la sueur, ca, ils aiment les papillons
petit agame ( Calotes emma) que j'ai sauvé des griffes du chat, il était encore sous le choc le pauvre!

 1er mai, jour du travail, c'etait la fete! Au menu: poulet, biere, whisky, chansons a gogo, embrassades, danses, ah quelle soirée hihi

Vong et la danse du ... euh j'ai pas bien compris mais ca ressemblait a la danse du nichon hehe.
on dirait pas mais la, ça y va sur les chansons thai, on ne s'entend plus!
Jeun a enfin eu sa photo
ma chere Lei qui n'ose meme pas me faire de vrai bisou!
Le lendemain, c'est dur de se remettre au travail avec Pisanou




Mon papa Boun Leun qui arrive sur la zipline, avec son sac de sticky rice hihi
Lors de ma tournee epique dans la zone la plus reculee ou j'ai du rendre visite aux cameras sous la pluie, sans guide, sans machette, avec pour seule compagnie, les moustiques et les sangsues. ça c'etait l'aventure pendant deux jours! ca va, ca se voit pas trop que je suis au bout du rouleau


Nge qui flippe du haut des 30 mètres de mon magnifique ficus étrangleur ou j'ai réussi a avoir des photos de binturong!
le binturong!!!!
Boun Leun le magnifique qui tresse ses petits paniers pour le sticky rice
du coup je m'y mets aussi

Vu que les pluies deviennent fortes, ben on change le toit de la maison 7!

Pisanou et Toun qui enlevent les vieilles palmes
vu de l'intérieur, les derrieres des travailleurs
Pisanou
Et quand faut couper des branches, ça fait encore des acrobaties en plus pour Toun et Keut




Sinon, les laos, ils savent tout faire, même couper les cheveux!
Sous l'orage, les trois minettes se réfugient sous la couette
Lei qui fait sa belle, comme d'hab
après le papillon, le phasme qui se ballade sur mon bras
Lei qui s'arrache le visage. Propreté, propreté, les laos ne seront jamais assez propres a leur gout hehe
comme presque tous les matins, c'est séance maquillage. Faut bien s'occuper hein
Allez, je m'y suis collée aussi pour une fois. Avec Pheng

Pour les 22 ans de Lisa a Huay Xai, c'est repos oblige, alors tout le monde va a la cascade!



Felipe et Toun qui fait le gibbon
les amoureux Toun et Lisa
God save the queen
jeté de dreads
Nge fait le grand saut

 les photos ou je saute seront censurées, je suis devenue une grosse vache a force de manger trop de sticky rice :p
Nge et ses figures

Pour bien terminer la journée, le banquet!
Sinon, l'aventure dans la jungle a des chances de se terminer vers mi juin. C'est ce qui est prévu, mais on ne sait jamais ici, il pourrait y avoir un retournement de situation. Faut quand même que j'y arrive un jour en Indonesie mince quoi!

dimanche 13 avril 2014

Un nouveau nouvel an au Laos

Aujourd'hui, j'ai pas grand chose à faire alors bon, allons, mettons quelques photos si possible:

Quand on fait les cons au triangle d'or en Thailande pendant un visa run (avec Cleo et Carles, belges rencontrés au Cambodge et revus à Huay Xai). Aventure auto-stop bien marrante:

Petit triangle

Méga triangle!

Quand on nous prête des chapeaux

Dans la jungle

Douche de la maison 7

Pheng et Pissanou

Maison 5

Les folies du nouvel an lao (Phimaï). Ngé et Lei la folledingue

C'est pas un bel agame ça ?

Du haut des 25 mètres et quelques de mon magnifique ficus étrangleur.
Vue imprenable sur la canopée. La prochaine fois j'y attache mon hamac !

Au coeur de la forêt

Maxi gros champignon de la jungle



Sinon, ici c'est Phimaï, le nouvel an Lao (et Thaï) et c'est aussi la fête de la bataille d'eau. Ça tombe bien, il crève de chaud! Alors le principe c'est de boire une quantité impressionnante de bières tout au long de la journée, ou du lao lao si on veut aller plus vite, et de se verser de l'eau à la figure. Au seau, au verre, au tuyau d'arrosage, tout y passe! Et quand c'est pas l'eau, c'est la farine, la cendre, le cambouis, bref, tout ce qui tombe sous la main! On se marre bien quoi. Sauf que boire des bières toute la journée pendant une semaine, ben faut y arriver... Et je vous dis pas les zigzag que font les scooter en fin d'après-midi...
Ils savent faire la fête ces Laos.