. Le monde à portée de souffle: 2013

vendredi 27 décembre 2013

J'ai testé le massaga thaï

Sous-titre: je me suis fait démembrer par un rouleau compresseur

Ca a l'air charmant comme mots, ca fait rêver "massage thaï"... On peut même en avoir sur la plage.
Ouais mais non!!

J'ai décidé de casser ma tirelire (300 bahts soit 7,5€, énorme pour moi!) car j'en avais marre de mon pseudo torticolis du dos. Je sais pas pour les gens normaux, mais pour quelqu'un qui a mal, un massage thaï, ca fait juste encore plus mal.
Une nana m'a indiqué une vieille qui pouvait m'aider car elle connaissait les "points" dit-elle en m'enfonçant vigoureusement ses doigts partout dans le dos. Ah ouais, chouette... Je me fais embarquer sur un scooter et apporter chez la vieille en question. Plus moyen de reculer.
La vieille n'est pas si vieille et a l'air très gentille. Ouai ouais...
J'ai vite déchanté. C'est long, une heure, très long, surtout quand on vous torture!

Petite info, le massage thaï consiste en fait à s'appuyer de tout son poids, mains à plat, sur toutes les parties du corps de sa victime et à la triturer comme de la pâte à modeler de toutes ses forces. Haha... Et moi, comme j'avais un problème au cou/dos, j'ai eu le droit en plus au traitement spécial, les "points", c'est à dire, vas y que je t'enfonce bien fort mon doigt bien où ca fait mal et cela, de manière répétée ! J'avais beau dire aïe, ouille, grimacer de douleur, elle n'en avait cure.
Je me suis dit "souffre Naomi, elle doit savoir ce qu'elle fait".
Mon seul moment de répit a été quand elle m'a badigeonnée d'huile et m'a gentiment caressée pendant quelques minutes.
Par contre, je n'ai pas compris le truc du tendon (ou je sais pas quoi) qu'elle chope sur le flanc, entre ses doigts, et clac, comme une corde de guitare ! Ouah...

J'ai cru qu'elle était sadique quand elle a entrepris de passer ses nerfs sur mes entrailles: je l'ai aperçue me regarder grimacer pendant qu'elle triturait et pressait tous mes organes, elle avait un regard qui semblait dire "ah ca fait mal hein".

Mais la cerise sur le gâteau, c'était la fin. Elle me fait assoir, j'ai un espoir, "finish?", eh non... C'est reparti, j'en peux plus, elle me suspend la tête maintenant...
Et puis d'un coup, clac, elle me fait craquer le dos avec ses genoux et là, j'ai rien compris: je sais pas comment, mais je me retrouve à faire l'avion, face au plafond et ma petite masseuse est sous moi en train de faire je sais pas quoi hihi. Moi je suis en soutif, en train de voler sur une thailandaise et à côté il y a un mec qui se fait faire un massage des pieds et qui doit bien se marrer en voyant ça.
J'ai aussi envie de rire, mais j'ai peur aussi de ce qui va arriver.
Mais miracle, c'est fini et je suis toujours entière.
"Tomorrow, little pain, in two days, finish!" Ah ouai cool... Ben y'a intérêt !

Je repars, moulue, comme si j'étais passée sous un camion. Mais heureusement, ça a marché! Je peux regarder les oiseaux dans les arbres maintenant! Mais oui j'ai toujours little pain.

Bref, je ne retenterais sûrement pas l'expérience mais je ne regrette pas, surtout la fin hihi.
Vous êtes prévenus sur les massages thaï ! N'empêche, elles sont sacrément costaud les masseuses....

mercredi 25 décembre 2013

Noël en Thaïlande

Ben je suis peut être toute seule à l'autre bout du monde mais le 24 décembre, j'étais sur une plage de sable fin avec de l'eau chaude et cristalline où des petits poissons rayés m'ont offert une corpucure (pédicure pour tout le corps). N'oublions pas les cocotiers...


J'ai eu la chance de croiser Brennon, un canadien, qui cherchait à occuper sa journée. Moi je voulais aller à Long Beach, la plage la plus reculée de l'île, alors hop il a dit, je t'emmène sur mon scooter.


Plus d'une heure de route parfois chaotique après, on a atteri sur cette magnifique plage dont j'ai même pas pensé à prendre de photo de face. Baignoire au soleil :)


Mais sinon, à Ko Chang, Noël ca se fête en rouge et blanc, avec un chapeau ridicule sur la tête, même les prostituées s'y mettent, et c'est la beuverie... Génial. Cette ambiance de fêtards me tape un peu sur les nerfs mais j'ai pas les sous pour aller autre part sur l'île...

Dans un autre registre, pour ceux que ça intéresse, vous pouvez vous inscrire à la newsletter sur la droite pour recevoir un mail quand je publie un article.


dimanche 22 décembre 2013

Rajasthan-plan (ca veut dire asticot vermillon en thai)



Nous voilà arrivés à Bangkok, en Thaïlande, après un voyage bien fatiguant depuis Jaisalmer.
Encore un dépaysement, c'est un sacré exercice de chaque fois qu'on s'habitue à un endroit, le quitter et retomber dans l'inconnu. Mais on était bien content de changer d'air.
Bangkok contraste de bien des manières avec l'Inde: calme, organisé, propre, gens polis en général, beaucoup de riches, on te laisse tranquille, mais l'habit de rigueur pour les filles, c'est le mini short! On est envahi de gambettes de tous les côtés.
Avec tout ca, difficile de se croire en décembre haha. Ah et puis enfin, enfin... La bouffe me plait ! Il y a plein de vendeurs ambulants qui vendent de tout, des fruits aux poissons frits, miam. Mais bon, on n'a encore rien vu!





Bref, la Thaïlande promet mais je sais pas encore quelle sera la prochaine destination.

Sinon, on a bien fait de rester en Inde pour essayer de voir une autre facette de ce pays surpeuplé.
On a passé deux semaines au Rajasthan, le pays du sable et des maharadjas. Architectures incroyables qui font penser aux mille et une nuits, couleurs chatoyantes, femmes recouvertes de bijoux et un désert magnifique.
Pushkar: minuscule ville toute bleue et blanche où on a eu le plaisir de s'initier aux percussions indiennes! Tous les soirs, une heure avant le coucher du soleil, des batteurs s'installent au bord du lac et jouent, jusqu'à ce que le soleil disparaisse. Alors ils laissent place aux fidèles (hindous) qui déposent des bougies sur le lac et sonnent les clochettes. Un batteur ramenait des instruments en plus et qui voulait pouvait jouer avec lui. On s'est bien amusé.

Percus au coucher du soleil

vue de Pushkar et de son petit lac depuis le toit

temple sikh au coucher du soleil
[Ah oui, les sikh, les hommes au turban, avec une religion intéressante: ils ne reconnaissent pas les castes, tout le monde est au même niveau (mmh, les femmes aussi?), ils ont obligation d'honnêteté et ils ne tuent pas les animaux: voir photo au dessus.]

Dans la même veine, Nico a rencontré un joueur de Didgeridoo avec qui il a pu fabriquer son propre didgeridoo! C'est sympa mais pas très pratique à porter en voyage par contre hé hé.


On a pu découvrir une nouvelle faune à Pushkar, en plus des habituels tamias (écureuils), chiens de tous poils, vaches et choucas, on a fait la connaissance des cochons! Comme ca, tranquilles, se roulant avec toute la famille et les bébés dans le caniveau...


Et au lieu des bêtes macaques, on a plutôt vu des singes langurs, on croyait qu'ils ne peuplaient que les montagne du Népal !

ah ben oui, ils sont susceptibles quand même, faut pas trop s'approcher sinon ils se fachent!!

Ah oui et dans notre guest house, il y avait deux tortues et des tamias qui couraient sur les lits hihi.


Après Pushkar, Jaisalmer, tout près de la frontière du Pakistan en plein désert ! Dans le train qui filait, c'était impressionnant de découvrir ces grandes étendues jaunes, les cheveux au vent, penchée par la porte ouverte.
Cette ville est incroyable, elle m'a époustouflé. C'est un énorme fort jaune, un des rares à être encore habité. On ne sait même plus quand on peut arrêter de s'extasier tellement c'est beau. C'est du pas mal à la présence de temples et des havelis, maisons d'anciens marchants, richement ornées de ziguouiguouis et arabesques de partout pour prouver que c'est moi le plus riche! De toute bôôté.

Femmes rajasthanies et leurs grands voiles, aux portes du fort de Jaisalmer

On voulait faire une petite balade dans le désert du Thar avec des dromadaires et on s'est fait accosté dans la rue par Kheta, connu comme l'homme au turban rose hihi. Tout le monde le connait à Jaisalmer. Il s'est présenté comme chamelier indépendant et homme du désert.


On était un peu sceptique parce que bon, l'honnêteté et les indiens, hum, faut avouer... Mais finalement, il était moins cher que les autres, il n'avait pas l'air de mentir et il était sympa, alors on a dit banco pour 3 jours et 2 nuits dans le désert. On a recruté Javier dans la rue, un espagnol que Nico avait rencontré à Pushkar, et hop, le lendemain c'était parti!

Javier et Kheta
Auparavant, Kheta nous avait invité à manger chez lui et c'était... Ouaaaah. Il nous a fait rentrer dans une sorte de maison en ruine sans toit où des millions d'enfants sont sortis de tous les côtés. Bon peut être qu'une douzaine, mais quand même... il y en avait partout! Certains même morveux et pleins de larmes, comme dans les reportages de tf1... Je me sentais toute bête au milieu d'eux. Puis leur bonne humeur nous a mis à l'aise et ils m'ont appris à dire arbre (khadjili) et chat (patan) en hindi héhé.


La femme de Kheta et la fille de... je ne sais pas qui, il y en avait tellement, on ne savait même pas à qui ils étaient hihi

Kheta et son turban, ses fils présumés et une femme de sa famille derrière avec ses gros bracelets sur les bras, typique au Rajasthan

le pauvre petit morveux, il vient de se réveiller et des blancs bizarres le fixent... Le gros bijou dans le nez de la femme de Kheta signifie qu'elle est mariée.
 Le désert.... j'étais aux anges de faire connaissance avec mon dromadaire, le désert du Thar et nos chameliers, Guemra et Adou qui était difficile à distinguer de ses dromadaires à l'odeur hihi.
Un silence écrasant, aucun touriste, du sable, des buissons, les pets et rots des dromadaires, les chants de Guemra, la chaleur étouffante, les couchers de soleil sur les dunes, le doux balancement de la marche du dromadaire, les animaux (renards, vaches, chèvres, dromadaires sauvages, lézard des sables, vautours percnoptères, gros scarabées noirs, gazelles, cochons sauvages, souris, oiseaux rigolos, etc)... bref, c'était merveilleux, j'étais ravie et si bien.


Guemra et nos dunes de premier bivouac

Notre camp n°1 et notre simple lit à la belle étoile. Préparation du tchaï sur le feu

Ah le sable fin des grosses dunes... On en retrouve même dans le slip!

Nos grosses dunes de la deuxième nuit. Sauras-tu dénicher le scarabée qui s'est glissé dans cette photo?

Feu de camp du soir. Plus tard, le bidon va servir de percu, comme les assiettes, les plats et Guemra et Kheta vont chanter. La nuit se finira en discussion sur la vie, tout ça, et puis bataille de couette avec Adou le dromadaire ^^
La troupe au complet à la fin de cette rencontre avec le désert

Notre bivouac n°2 au petit matin, bien à l'abri au milieu des dunes. Ouais enfin il y a quand même du vent la nuit !

Kheta a une vie pas très marrante, il est de plus basse caste que les autres agences de safari et comme il est indépendant, ils lui font des sales coups, comme dire aux touristes qui le cherchent qu'en fait il est mort. Il nous raconte ça en rigolant mais on sent bien que ça l'a beaucoup blessé. Il est pauvre, a une grande famille à nourrir mais dans le désert, son sourire apparaît et ses yeux étincèlent, on voit qu'il est heureux dans le désert et ça fait plaisir à voir.
Guemra quand à lui n'en demande pas plus que d'être dans le désert avec ses bêtes, chanter, manger, faire du feu dans le sable et rencontrer des gens intéressants. ça lui suffit.

Guemra le sage
Il est illetré comme les autres mais a une sagesse d'homme du désert qu'on a rarement vu. Il engueule Kheta, régulièrement:  ''arrête de crier sur les toits que tu es honnête et on te croira!'', ''ne critique pas les autres comme ça, chacun fait ce qu'il peut pour vivre!'' hihi. Guemra chemine toujours avec moi et il me raconte que malgré ses 45 ans, Kheta est comme un enfant et quand lui, Guemra, lui tire les oreilles, Kheta lui fait un peu la gueule puis revient vers lui et lui dit: '' ah Guemra, tu es plus jeune que moi mais bien plus sage''.
Les trois n'arrivent pas à retenir les prénoms occidentaux, alors ils nous appellent ''friend'', sauf le dernier jour quand Adou, tout fier d'avoir retenu mon prénom criait a tout bout de champ à l'avant de la caravane '' Noomi, Noomi! Fox hole, Nomi!'' Oui oui Adou, j'ai vu, il y a un terrier de renard hihi.

Adou le beau gosse, ouais, quand il ne sourit pas hehe

Un autre jour, on s'est pris un petit coup de liberté en louant une moto.

On a sillonné les routes du désert sur les traces de villages fantômes et de magnifiques temples dont un temple Jain. Ce temple aux fines ciselures nous a laissé sans voix. Journée incroyable, surtout dans le village abandonné au pied du fort Khaba. Des ruines envahies par le sable et partout, des paons sauvages, avec en toile de fond, le coucher de soleil.

Jardin du temple Jaïn à droite

Dromadaire assoupi dans ses breloques

Les paons sauvages du fort Khaba au coucher de soleil

Nico et un berger complètement frappadingue rencontré sur les hauteurs du village fantôme de Khuldara

Les ruines du village sous le fort Khaba qui l'habille de son ombre

Bref, c'est peu dire mais j'ai beaucoup aimé le Rajasthan, surtout que les gens sont beaucoup plus sympas aussi. Moins de regard vicieux. Même si j'ai failli foutre un poing à un mec qui était allé trop loin dans le train du retour à Delhi.

Maintenant, autre pays et autre configuration: c'est désormais seule que je vais continuer l'aventure, même si ce n'était pas une décision qui a été évidente à prendre. Comme je l'ai déjà évoqué, ce n'est pas facile de voyager à deux, donc Nico et moi, on part chacun de notre côté, en espérant que ce sera bénéfique pour nous deux. Bref...

Demain, je prends la direction d'une île, un peu au hasard, Ko Chang, histoire de quitter Bangkok et de passer Noel sous les cocotiers.

Joyeux Noel à tous, évitez l'indigestion!


Devant le fort Khaba avec la bécane :)

mercredi 4 décembre 2013

photos Pokhara et Lumbini


Pokhara


Batelière sur le lac Phewa à Pokhara
Festival de Tihar!!
C'est l'équivalent de la fete des lumières au Népal, sauf qu'il y a peu de lumière, mais beaucoup de chants, de danse. En fait c'est la fête des enfants. D'une part il y a ceux qui parcourent la ville et chantent ou dansent devant les commerces pour récolter de l'argent, d'autre part, il y a ceux qui font des groupes de danse. Une sono qui gueule des chansons népalaises ou indiennes et des jeunes qui se succèdent à danser comme des fous, sur des chorégraphies réglées au millimètre. Au début, c'était trop bien, au bout de cinq jours, on en avait un peu marre. Mais c'est juste incroyable comme ils dansent tous bien et sur des chorégraphies super longues, je sais pas comment ils arrivent à retenir tous les mouvements... En tous cas, ils s'éclatent eux.


Elle a chauffé la rue celle là, tout  le monde était dingue!

Je sais pas ce qui m'a voulu ce regard de tueur :p

Danses népalaises avec habit trad et le perpétuel thème du ciuple , Pokhara
 fille qui tire l'oreille du garçon sûrement parce qu'il a regardé ma croupe d'une autre hé hé

Avec le tablier multicolore typique népalais

Rosaces de couleur devant les commerces et maisons pour célébrer et accueillir Durga, déesse hindoue

Hemja, autour du monastère, dans la communauté tibétaine


Tibétaine qui taquine le bouc du village. 

Balade autour du monastère, près de la rivière, ces deux cocos nous abordent, "where are you going, where do you come from?", ils faisaient un picnic avec des potes. Plus tard, on les a recroisé et là, touuuuus leurs potes sont descendus de la colline en courant comme des fous, ils voulaient tous être sur la photo avec les blancs. 15 népalais autour de nous à faire le signe des rockeurs. N'importe quoi...

Deuxième monastère tibétain sur la falaise
Lac Phewa à Pokhara


Patelle et ses cirres! L'eau était bien bonne :)


Environs de Pokhara


Au matin, très tôt, lever de soleil sur les annapurnas, depuis Nirmal Pokhari. A côté, le mec chez qui on a dormi et qui nous a descendu en moto à Pokhara à l'aurore

Martin pêcheur à Begnas

Begnas Lake

Bus de Begnas

Pokhara et les monts Manaslu avec le soleil couchant, depuis la world peace pagoda

Récolte du riz autour de Pokhara. Ils étalent les gerbes partout, dans les champs, les rues, partout!
Randonnée autour de Pokhara


Notre cabane à Deurali. Terre battue terre batuttue
Australien camp et bird watchers


Matos de dingue

Vallée de Pokhara en bas et couloir de migration


Australian camp au petit matin, magique

Hank, passionné de nature et chasseur de papillons de nuit. La nuit, il court sous les réverbères hi hi

Ils sont tellement au taquet sur les oiseaux qu'ils mangent sur la colline pour ne pas en perdre une miettes! Les acharnés! Tulsi, le biologiste raptor à gauche et à droite, ce sacré Bob qui était à mes petits soins et m'apportait ses jumelles où que j'aille !

Un vautour himalayen, juvénile ;)




Ah ils bossent dur ces népalais !


LUMBINI, ville de naissance de Siddhartha Gautama, dit Buddha

Des grues cendrées énormes!!

Oh, la petite mimine!! Je ne m'en lasse pas de ces singes...

Quoi, qu'est-ce-qu'elle a ma gueule, tire-toi!

Ils me font rire à poser devant le moindre truc. Ici, petite ruse pour photographier les poseurs

Le stupa du Japon, blanc aveuglant! Et apparemment, on n'a pas le droit de jouer aux cartes dessus :s. Nul!