jeudi 23 janvier 2014
réclusion au cambodge
Bon, à Sihanouk ville c'était pourri, [à part que j'ai rencontré un couple de belges trop bien avec qui on a tout partagé pendant un jour] à Kampot je me suis fait chier, alors...
Demain, c'est direction Ko Rong Samloem!
Ça a l'air d'une île assez magnifique, alors je vais y pendre mon hamac pour quelque temps. Comme il n'y a pas internet (pour une fois), faut pas attendre de nouvelles et je vais peut être y rester quelque temps, surtout si j'arrive à travailler au Marine Conservation Center. :)
Alors j'ai fait mes courses, j'ai acheté un couteau à cran d'arrêt, un hamac, un masque de plongée et des bananes. Je suis fin prête!
Alors à je sais pas quand, quand je n'aurai plus de sous ou que je me ferai chier :)
samedi 18 janvier 2014
Welcome to Ko Kong pied tendre, n'oublie pas ton six coups - Cambodge
Eh oui, en fait je suis au Cambodge.
Après un voyage harassant de près de 30 heures, je suis arrivée lundi à Ko Kong, Cambodge, ville frontière avec la Thaïlande.
Déjà, le trajet, c'était pas triste. J'ai essayé de faire du stop à Chiang Mai, il y a même un pompiste qui m'a fait une belle pancarte marqué "phitsanoulok" en thaï, c'était atelier coloriage!
Mais les seuls qui se sont arrêtés, ce sont des gens qui m'indiquaient la station de bus en face. Haha. C'est vrai qu'un blanc c'est bête, c'est capable d'attendre le bus sur l'autoroute avec une pancarte hihi... bref j'ai laissé tomber quand une nana s'est arrêtée devant moi pour écrire un SMS et un autre pour vérifier ses bidons à l'arrière...
Alors c'est parti pour des dizaines d'heure de route et beaucoup de bus. Dans cet ennuyeux voyage, je retiendrai mes compagnons thaï à Lopburi qui m'ont mis dans le mauvais bus, pour Chonburi au lieu de Chanthaburi... Mais ils étaient marrant, même à 2h du mat. L'un me parlait moitié anglais moitié thaï et c'est à ma grande surprise que je comprenais ! Mais un autre, un coup dans le nez, m'a fait la conversation en thaï et n'avait pas l'air d'assimiler que je ne comprenais rien, malgré ma communication gestuelle. Et en plus il me suivait partout!
Comparés aux indiens et népalais, les thaï sont discrets, parfois renfrognés, un peu chacun pour soi comme les français. Dans les bus, c'est silence complet, bizarre! Mais ils peuvent aussi être étonnants. Pour preuve, le préposé à l'enregistrement des bagages à Phitsanoulok tirait une gueule de cent pieds de long et maugréait plutôt qu'il ne parlait. Tout à coup, le chien de la station arrive avec une balle en plastique dans la gueule, et voilà que monsieur le bagagiste se lève de son siège et lui court après. Pour le taper? Même pas! Il lui prend la balle, la lance et éclate de rire en voyant le chien qui court après. Le chien était tout content et on les voyait tous les deux courir dans tous les sens. Tout le monde était plié de rire. Et c'est le chien qui s'est fatigué en premier hihi...
Bref, sinon, la Thaïlande ne m'a pas laissé une forte impression, sachant que je n'en ai pas vu grand chose quand même. Mais voilà, beaucoup beaucoup de touristes, pour la plupart venus faire la fête, et des thaïs assez fermés en général, et qui détestent les blancs et disent à leurs enfants qu'on est des diables... (Dixit des français qui parlent suffisamment thaï pour avoir entendu ça). Ah. bon, je peux comprendre mais quand même...
D'ailleurs on aurait pu aller voir les femmes girafes dans les montagnes (nombreux tours et treks proposés) mais déjà que je ne me sentais pas d'aller voir des gens pour les regarder comme des extra-terrestres, on a en plus appris que ces femmes n'ont pas la belle vie et se font exploiter par l'industrie du tourisme. En fait, ces femmes de l'ethnie Karen sont normalement issues de la Birmanie. Mais elles ont fui ce pays et se retrouvent en statue de réfugié en Thaïlande. En contrepartie, la Thaïlande exerce une sorte de main mise sur ces tribus, car elles représentent beaucoup d'argent pour le tourisme. Comme il faut que les touristes continuent à venir les mater, elles ont interdiction de s'habiller de façon moderne, d'avoir un portable par exemple, et surtout, interdiction de quitter leur village et obligation de rester devant sa bicoque traditionnelle à faire de l'artisanat traditionnel que t'es censé acheter. Bref, de l'esclavage. Je suis donc bien contente de ne pas y avoir été.
Je me suis donc hâtée vers le Cambodge. Et pour l'instant, il ne m'a pas déçue. Je n'ai pas quitté encore Ko Kong car je m'y trouve bien et j'ai rencontré des gens sympa.
Premier soir, j'ai compris que la ville était spéciale, après avoir rencontré deux "cow-boys" tendance hors-la-loi, dont je tairai les noms pour plus de sécurité ^^. Ben, c'est que j'ai appris sur leur cas des sacrés histoires qui m'ont fait ouvrir de grands yeux. Eh oui, cowboy n° 2 était bourré et avait la tchatche ! Cowboy n°1, rangers dans la jungle, était plutôt du style lonesome cowboy, avec un physique de gros dur et du genre "tous les moyens sont bons pour protéger la forêt". Bref, je n'en dirai pas plus sur internet! ;)
Mais en tous cas, ils font partie de la poignée d'expatriés aventuriers qui maudissent les autres expats. J'ai appris les petites guéguerres de voisinages, c'est marrant.
J'ai failli partir dans la jungle avec cowboy n°2 qui y emmenait des touristes en motocross le lendemain, mais bon, je sais pas conduire de moto et parole de saoulard n'est pas vraiment une promesse...
J'ai laissé tomber mais j'ai rencontré Pierrot et Véro chez Paddy guest house, qui m'ont bien aidé à m'intégrer. Grâce à eux, j'ai pu aller avec eux dans la ferme de Paddy, au milieu de la mangrove, pour amener les planches qui serviront à Ado le bosniaque (depuis 7 ans au Cambodge) à construire sa cabane, eh ouais. Marcher pieds nus dans la boue profonde de la mangrove pour décharger le bateau? (Djela, le fils d'Ado en a perdu sa chaussure quelque part, avalée par la boue hihi) Check !
Ils sont en fait amis de longue date avec Paddy, le propriétaire, un khmer, en couple avec une petite française. Ce Paddy, c'est un personnage, le coeur sur la main, il n'a pas d'enfants, et pourtant, sa maison en est pleine! En fait il recueille plein d'enfants en difficulté chez lui et il les loge, les nourrit. Je loge dans un foyer en réalité! Les gamins pratiquent leur anglais avec les voyageurs, il y en a même deux qui sont venues dire bonjour à mes parents sur skype hihi. Comme dit Véro, les khmers, c'est un peu des indiens aux yeux bridés. Rien à voir avec la Thaïlande ! D'ailleurs en Thaïlande, je ne savais pas dire plus que bonjour et merci (bon, ma faute, j'avoue) et là, on m'a déjà appris le khmer basique, je sais même compter! Et dire que j'ai un mari hihi (Mien padaï).
Quand je rentre le soir, souvent, alors qu'ils ont commencé leur garde, il y a les trois copains chiens de la maison qui viennent se frotter contre moi pour avoir des câlins, ils sont mignons.
Pierrot et Véro, vendeurs en camion de vêtements équitables en festival et autres, ont bien roulé leur bosse depuis longtemps et me donnent plein de tuyaux. Et puis en plus, ils m'invitent quand je veux dans le Tarn alors je suis bien contente! Paddy leur a proposé de construire leur cabane près de sa future éco ferme alors ils vont sûrement s'installer un de ces quatre ici héhé.
Mais il a bien fallu qu'ils partent, alors j'ai aussi exploré les environs, à vélo, en scooter... La belle plage de Ko Kong où j'ai pu voir un magnifique martin pêcheur à collier blanc, des crabes et leur confection de boulette de sable et des magnifiques coquillages. Et personne en plus!
Mais le mieux, c'était bien les cascades de la Tataï
Pour une fois, ce sont les photos qui n'arrivent pas à la cheville de la réalité.
Plein de bassins, des belles petite chutes, des papillons, des beaux rochers, une rivière magnifique... J'étais conquise. Dans le grand bassin, je m'amusais à zigzaguer en apnée entre les rochers où s'enroulaient des courants chauds ou glacés et de temps en temps, des poissons filaient devant moi.
En amont de la rivière, celle ci devenait profonde et plate, je me suis empressée de m'y baigner, quand m'est revenue à l'esprit une conversation que j'ai entendue où il était question de crocodiles dans la Tataï. Ah là, toute seule au milieu de la jungle, j'ai pas fait la fière, j'ai pris mes jambes à mon cou et regagné la rive au plus vite! La honte.
Mais près du grand bassin, surprise, des macaques sauvages sortent de la foret car un groupe de touristes leur donnent à manger. Je suis étonnée de les voir si dociles, ils ne volent pas, ne tapent pas, se laissent caresser et s'assoient à côté des gens comme si de rien n'était. Moi de mon côté, j'ai trouvé des bananes, ça tombe bien, j'avais faim. Je les agite en l'air et ils ne mettent pas longtemps à rapliquer vers moi, me grimper dessus et à me dépouiller de toutes les bananes! Ils se mettent à se gaver de banane en gémissant de plaisir et je remarque, vu que je suis à moins d'un mètre d'eux, qu'ils remplissent juste leur gorge sans avaler! Ils ont pas l'air malin :)
Bref, sur ce, je suis couverte de piqûres, (puces des chiens ou mouches/puces de sable ?), ça gratte et je commence à en avoir marre de Ko Kong, il est temps d'aller voir ailleurs. Bientôt, direction Sihanoukville pour ensuite aller sur une île. À ce train-là, je me demande si je ne vais pas rester au Cambodge plus longtemps que prévu héhé.
Après un voyage harassant de près de 30 heures, je suis arrivée lundi à Ko Kong, Cambodge, ville frontière avec la Thaïlande.
Déjà, le trajet, c'était pas triste. J'ai essayé de faire du stop à Chiang Mai, il y a même un pompiste qui m'a fait une belle pancarte marqué "phitsanoulok" en thaï, c'était atelier coloriage!
Mais les seuls qui se sont arrêtés, ce sont des gens qui m'indiquaient la station de bus en face. Haha. C'est vrai qu'un blanc c'est bête, c'est capable d'attendre le bus sur l'autoroute avec une pancarte hihi... bref j'ai laissé tomber quand une nana s'est arrêtée devant moi pour écrire un SMS et un autre pour vérifier ses bidons à l'arrière...
Alors c'est parti pour des dizaines d'heure de route et beaucoup de bus. Dans cet ennuyeux voyage, je retiendrai mes compagnons thaï à Lopburi qui m'ont mis dans le mauvais bus, pour Chonburi au lieu de Chanthaburi... Mais ils étaient marrant, même à 2h du mat. L'un me parlait moitié anglais moitié thaï et c'est à ma grande surprise que je comprenais ! Mais un autre, un coup dans le nez, m'a fait la conversation en thaï et n'avait pas l'air d'assimiler que je ne comprenais rien, malgré ma communication gestuelle. Et en plus il me suivait partout!
Comparés aux indiens et népalais, les thaï sont discrets, parfois renfrognés, un peu chacun pour soi comme les français. Dans les bus, c'est silence complet, bizarre! Mais ils peuvent aussi être étonnants. Pour preuve, le préposé à l'enregistrement des bagages à Phitsanoulok tirait une gueule de cent pieds de long et maugréait plutôt qu'il ne parlait. Tout à coup, le chien de la station arrive avec une balle en plastique dans la gueule, et voilà que monsieur le bagagiste se lève de son siège et lui court après. Pour le taper? Même pas! Il lui prend la balle, la lance et éclate de rire en voyant le chien qui court après. Le chien était tout content et on les voyait tous les deux courir dans tous les sens. Tout le monde était plié de rire. Et c'est le chien qui s'est fatigué en premier hihi...
Bref, sinon, la Thaïlande ne m'a pas laissé une forte impression, sachant que je n'en ai pas vu grand chose quand même. Mais voilà, beaucoup beaucoup de touristes, pour la plupart venus faire la fête, et des thaïs assez fermés en général, et qui détestent les blancs et disent à leurs enfants qu'on est des diables... (Dixit des français qui parlent suffisamment thaï pour avoir entendu ça). Ah. bon, je peux comprendre mais quand même...
D'ailleurs on aurait pu aller voir les femmes girafes dans les montagnes (nombreux tours et treks proposés) mais déjà que je ne me sentais pas d'aller voir des gens pour les regarder comme des extra-terrestres, on a en plus appris que ces femmes n'ont pas la belle vie et se font exploiter par l'industrie du tourisme. En fait, ces femmes de l'ethnie Karen sont normalement issues de la Birmanie. Mais elles ont fui ce pays et se retrouvent en statue de réfugié en Thaïlande. En contrepartie, la Thaïlande exerce une sorte de main mise sur ces tribus, car elles représentent beaucoup d'argent pour le tourisme. Comme il faut que les touristes continuent à venir les mater, elles ont interdiction de s'habiller de façon moderne, d'avoir un portable par exemple, et surtout, interdiction de quitter leur village et obligation de rester devant sa bicoque traditionnelle à faire de l'artisanat traditionnel que t'es censé acheter. Bref, de l'esclavage. Je suis donc bien contente de ne pas y avoir été.
Je me suis donc hâtée vers le Cambodge. Et pour l'instant, il ne m'a pas déçue. Je n'ai pas quitté encore Ko Kong car je m'y trouve bien et j'ai rencontré des gens sympa.
Premier soir, j'ai compris que la ville était spéciale, après avoir rencontré deux "cow-boys" tendance hors-la-loi, dont je tairai les noms pour plus de sécurité ^^. Ben, c'est que j'ai appris sur leur cas des sacrés histoires qui m'ont fait ouvrir de grands yeux. Eh oui, cowboy n° 2 était bourré et avait la tchatche ! Cowboy n°1, rangers dans la jungle, était plutôt du style lonesome cowboy, avec un physique de gros dur et du genre "tous les moyens sont bons pour protéger la forêt". Bref, je n'en dirai pas plus sur internet! ;)
Mais en tous cas, ils font partie de la poignée d'expatriés aventuriers qui maudissent les autres expats. J'ai appris les petites guéguerres de voisinages, c'est marrant.
J'ai failli partir dans la jungle avec cowboy n°2 qui y emmenait des touristes en motocross le lendemain, mais bon, je sais pas conduire de moto et parole de saoulard n'est pas vraiment une promesse...
J'ai laissé tomber mais j'ai rencontré Pierrot et Véro chez Paddy guest house, qui m'ont bien aidé à m'intégrer. Grâce à eux, j'ai pu aller avec eux dans la ferme de Paddy, au milieu de la mangrove, pour amener les planches qui serviront à Ado le bosniaque (depuis 7 ans au Cambodge) à construire sa cabane, eh ouais. Marcher pieds nus dans la boue profonde de la mangrove pour décharger le bateau? (Djela, le fils d'Ado en a perdu sa chaussure quelque part, avalée par la boue hihi) Check !
| Pierrot et Paddy sur le bateau au milieu de la mangrove. Affalé au bout, un de ses "gamins" qui sait tout faire, même manier le bateau comme un grand! |
| Préparation du repas. Et shlack le poisson! |
Quand je rentre le soir, souvent, alors qu'ils ont commencé leur garde, il y a les trois copains chiens de la maison qui viennent se frotter contre moi pour avoir des câlins, ils sont mignons.
Pierrot et Véro, vendeurs en camion de vêtements équitables en festival et autres, ont bien roulé leur bosse depuis longtemps et me donnent plein de tuyaux. Et puis en plus, ils m'invitent quand je veux dans le Tarn alors je suis bien contente! Paddy leur a proposé de construire leur cabane près de sa future éco ferme alors ils vont sûrement s'installer un de ces quatre ici héhé.
Mais il a bien fallu qu'ils partent, alors j'ai aussi exploré les environs, à vélo, en scooter... La belle plage de Ko Kong où j'ai pu voir un magnifique martin pêcheur à collier blanc, des crabes et leur confection de boulette de sable et des magnifiques coquillages. Et personne en plus!
| Sur la route de la plage, une sorte de zone humide où séjourne le martin pêcheur |
Pour une fois, ce sont les photos qui n'arrivent pas à la cheville de la réalité.
Plein de bassins, des belles petite chutes, des papillons, des beaux rochers, une rivière magnifique... J'étais conquise. Dans le grand bassin, je m'amusais à zigzaguer en apnée entre les rochers où s'enroulaient des courants chauds ou glacés et de temps en temps, des poissons filaient devant moi.
En amont de la rivière, celle ci devenait profonde et plate, je me suis empressée de m'y baigner, quand m'est revenue à l'esprit une conversation que j'ai entendue où il était question de crocodiles dans la Tataï. Ah là, toute seule au milieu de la jungle, j'ai pas fait la fière, j'ai pris mes jambes à mon cou et regagné la rive au plus vite! La honte.
Mais près du grand bassin, surprise, des macaques sauvages sortent de la foret car un groupe de touristes leur donnent à manger. Je suis étonnée de les voir si dociles, ils ne volent pas, ne tapent pas, se laissent caresser et s'assoient à côté des gens comme si de rien n'était. Moi de mon côté, j'ai trouvé des bananes, ça tombe bien, j'avais faim. Je les agite en l'air et ils ne mettent pas longtemps à rapliquer vers moi, me grimper dessus et à me dépouiller de toutes les bananes! Ils se mettent à se gaver de banane en gémissant de plaisir et je remarque, vu que je suis à moins d'un mètre d'eux, qu'ils remplissent juste leur gorge sans avaler! Ils ont pas l'air malin :)
vendredi 10 janvier 2014
Me rev'la toute seule meskina

Petite update, me voilà de nouveau seule sur la route.
Bonjour Mae Hong Son, petite ville avec un petit étang où pullulent les poissons.
Les thaï achètent du pop corn pour le jeter dans l'eau et voir les poissons voraces faire bouillonner l'eau pour le choper. Ah ouai.
Pour une fois, un endroit pas envahi de touristes.
Mais la Thaïlande me lasse, je vais me diriger très bientôt vers le Cambodge, dans le sud. Voyage sûrement de plusieurs jours car en bus, il faut déjà la journée pour atteindre seulement Chiang Mai, et après, je vais essayer le train pour Bangkok ou Lopburi, donc hop, une autre journée. J'y suis pas avant trois ou quatre jours, il y a quand même 1500 km à parcourir et une frontière à traverser !
Sinon, j'ai mis des nouvelles photos dans l'article Rajasthan-plan si vous avez envie de voir du sable chaud au milieu de votre rude hiver ;)
Watcha clan: "viens" (chanson du jour)
mercredi 8 janvier 2014
Pourquoi vous ne devriez jamais ô grand jamais monter sur un éléphant en Thaïlande (ou ailleurs)
En Thaïlande, la grande attraction touristique est la balade à dos d'éléphant.
Depuis que je me suis renseignée sur le sujet car cette pratique m'intriguait, je ne peux m'empêcher de grimacer à chaque fois que j'entends que quelqu'un s'est laissé tenter.
Déjà, quand on est arrivé dans la ferme de Bishnu au Népal et qu'il nous a montré, tout fier, des photos où il sautait dans l'eau depuis le dos d'un éléphant, ça ne m'a pas fait sourire. Comment peut-on utiliser cet animal si majestueux comme un vulgaire plongeoir? Ça me dépasse... Encore plus que des gens puissent penser que ça amuse aussi l'éléphant.
[Mes frères vont se moquer de moi car j'ai du trop lire les racines du ciel de Gary, mais osez dire que Morel avait tort ;) ]
Les éléphants en Thaïlande sont censés être sacrés mais je ne sais pas ce que veut dire sacré pour eux car ils sont majoritairement utilisés pour travailler ou divertir les touristes. Sachant qu'un éléphant c'est très intelligent et sauvage, s'il obéit à un humain, c'est qu'il a été dressé. Dans l'absolu déjà, c'est pas génial, mais en plus, le dressage est particulièrement cruel.
Ici on propose même aux touristes de s'initier au dressage d'un éléphant domestiqué (lui apprendre à lancer une balle, ce genre de trucs) c'est-à-dire qu'on a la possibilité de cautionner activement cette maltraitance; géniaaaal...
Voici un lien qui explique comment on arrive à avoir un éléphant docile et gentil avec les touristes:
le dressage des éléphants
Encore plus d'infos pour les intéressés
Un blog d'une personne qui a testé les attractions éléphantesques et résume la situation. Il présente une ONG qui recueille les éléphants maltraités et qui est pour le coup, un vrai paradis pour les éléphants :
la vérité sur les éléphants domestiqués et leur sauvetage dans l'Elephant Nature parc
Un autre explique pourquoi tout ça ne peut être bon pour un éléphant, même s'il n'est pas frappé:
la réalité sur le travail des éléphants
Voilà la personne qui préside ce parc. Son histoire et son action:
la femme qui murmurait à la trompe des éléphants
Beaucoup de gens pensent que s'ils ne voient pas la maltraitance, c'est qu'il n'y en a pas. Ils oublient sûrement que pour transformer un éléphant sauvage en gentil toutou, il y en a forcément eu.
De plus, en Afrique on est bien content de pouvoir observer un éléphant de loin dans la savane lors d'un safari et on n'aurait pas l'idée de vouloir lui monter dessus. Alors pourquoi le faire en Asie...
Bref, normalement, après tout ça, j'espère que vous ne serez pas tentés par une sympathique balade à dos d'éléphant si vous allez en Asie. Et j'espère surtout que vous aurez eu le courage de lire les articles en lien :p
Voilà, fin de l'article militant à la Brigitte Bardot! Mais que ca ne vous empêche pas de le prendre au sérieux ;)
Nouvel an à Pai! (Thaïlande)
Finalement, pour le dernier jour de l'année 2013 on s'est retrouvé avec Nico, à Pai, prononcé "paille". Inutile de préciser que notre séjour dans cette charmante petite bourgade est émaillé de jeux de mots faciles sur les maisons de Pai/paille, et d'autres encore plus recherchés... Hé hé.
Donc voilà, on est dans le Nord de la Thaïlande et on s'est bien amusé avec le scooter, à sillonner la région, entre cascades, grottes, sources chaudes et ponts de bambous.
On a rencontré Obito, français, et depuis, c'est les trois mousquetaires en balade. :)
Puis on voulait dormir mais on était loin de Pai et il était hum, très tard, donc ni vu ni connu, on est allé voir les tipis à côté. Hop on regarde à l'intérieur, personne? Bon ben on s'installe ! On a bien dormi sous la couette ah! On s'est carapaté vite fait au petit matin sans avoir d'ennui. C'était bien marrant.
Sinon, à Pai, il y avait beaucoup de touristes thaï, avec des bonnets excentriques parce que c'était nouvel an (ils vont aussi fêter le nouvel an chinois et thai). Et les chiens ici, ont tous une petite liquette, histoire de pas prendre froid hihi.
Les rues sont bordées au soir de petites cuisines de rue où on a notre rendez vous journaliers pour les minis pancakes au nutella (60 centimes les 10!) ou les crêpes frites ("roti") chocolat banane... Bon, il y a aussi des insectes fris mais j'ai gouté le grillon frit et c'est dégueulasse. Malheureusement, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'avenir pour la viande d'insectes.
Bref, on s'est gorgé de chlorophylle dans la campagne et on a passé de longues heures dans les sources chaudes de Sia ngam, nichées dans la forêt. C'est là que les thaï prennent leur bain tous les soirs, ouais, moins sympa. Mais l'eau est chaude, et transparente comme du verre, c'est vraiment agréable.
Le premier jour, on a passé la journée à chercher ces sources mais à la place on est arrivé aux grottes de Lod. Magnifiques, mais comme il fallait payer un guide pour s'y promener, on a préféré entrer en douce avec nos petites lampes.
On se serait cru au club des cinqs, à chercher un trésor dans ces dédales noirs, tout en essayant de ne pas se faire voir des guides, et en essayant de ne pas se perdre.
Malheureusement, un groupe s'est retrouvé dans la même salle que nous et malgré les réticences de Nico ("mais ca va pas marcher, ils vont nous voir!") on s'est caché derrière une grosse colonne à pas de loups et ils ne nous ont pas vus! Au fur à mesure qu'ils s'avançaient, on contournait tous les 3 en même temps la colonne et hop, le tour est joué ! Ca sert pour la vie, les parties de cache cache hein...
Sinon, autre aventure, mais c'est surtout Obito qui l'a vécu et nous qui nous sommes rongés les sangs
L'autre jour, il a décidé d'aller aux cascades Mae Yen, nous, on avait la flemme. Sauf qu'après n'avoir pas eu de nouvelles de lui au soir et toujours rien au matin, on a commencé à sérieusement s'inquiéter. On a donc loué une moto, fait un tour à l'hosto puis sur la route de la cascade, avec sa photo qu'on montrait à tout le monde. On a retrouvé sa trace à Pai puis à l'hosto où après avoir harcelé les infirmières avec "is my friend here?", on l'a aperçu, marchant comme un zombie, les habits tout crados. En fait, l'asticot imprudent s'était fait surprendre par la nuit dans la foret, s'était perdu, avait glissé, s'était pris une branche dans le plexus et badaboum. Incapable de bouger, il a passé la nuit sur place, dans le froid, et au bord d'un ravin... Chouette! Grosse frayeur donc. Et au matin, qu'à cela ne tienne, il a fait tout le retour à pied, jusqu'à l'hôpital !
Bref, c'est tout choqué et sur les rotules qu'on a retrouvé Obito mais les déboires n'étaient pas finis! Il a fallu expliquer aux infirmières toute l'histoire ! Déjà elles étaient 5 autour de nous à poser plein de questions en même temps, on ne s'entendait plus! A rendre fou... Et comme elles ne m'ecoutaient pas, elles ne comprenaient rien:
"Il est tombé en moto?
- non, il était à pied, il faisait nuit!
- il a bu?
- non! Il faisait noir il ne voyait pas le chemin !
- motocycle?
- no!
- drinking?
- no ! Mais bon dieu laissez moi parler !
Bref, on a réussi à se comprendre, et là, on a découvert la magie de l'hôpital de province en Thaïlande: si tu ne demandes pas, on ne te donne pas, haha! Donc il faut demander un lit, les soins, le docteur, la radio, tout est selon nos désirs, mais c'est toi qui décide si t'as besoin d'une radio. Ah, d'accord...
Par contre, comme dans les dessins animés, il y a des infirmières en jupette et chaussures à talons! ...

Finalement, plus de peur que de mal, rien n'etait cassé.
Bref, sacré aventure, mais on a tous bien flippé!
Prochaine étape, on ne sait pas encore, sûrement près de la frontière birmane, à Mae Hong Son.
C'est pas fini!
Ah oui et savatdi pimaï! (Bonne année en thaï)
Donc voilà, on est dans le Nord de la Thaïlande et on s'est bien amusé avec le scooter, à sillonner la région, entre cascades, grottes, sources chaudes et ponts de bambous.
On a rencontré Obito, français, et depuis, c'est les trois mousquetaires en balade. :)
| Family huts à Pai |
| canyon de Pai |
| Dipterocarpus dans le canyon |
| jolie rivière sur la route de Mae Hong Son |
| les cascades de Mor Paeng |
| magnifique arbre à Mor Paeng |
| Ah ces garçons, toujours à se battre... |
Nouvel an, on s'est bien marré, on a trouvé une fete en plein air aux alentours de Pai. Déjà pour y aller, c'était cocasse: 17 personnes dans un pick up, oui c'est possible mesdames et messieurs! On a dansé, j'ai rencontré des hollandais avec des costumes étranges et des thaïs qui buvaient dans un seau. La tradition ici c'est de lâcher dans le ciel des grands lampions après avoir fait un voeu. Alors à minuit, tout le monde s'y est mis et c'était bien beau de voir toutes ces lumières voler dans le ciel au milieu des feux d'artifice...
Puis on voulait dormir mais on était loin de Pai et il était hum, très tard, donc ni vu ni connu, on est allé voir les tipis à côté. Hop on regarde à l'intérieur, personne? Bon ben on s'installe ! On a bien dormi sous la couette ah! On s'est carapaté vite fait au petit matin sans avoir d'ennui. C'était bien marrant.
| Monsieur poussin |
Les rues sont bordées au soir de petites cuisines de rue où on a notre rendez vous journaliers pour les minis pancakes au nutella (60 centimes les 10!) ou les crêpes frites ("roti") chocolat banane... Bon, il y a aussi des insectes fris mais j'ai gouté le grillon frit et c'est dégueulasse. Malheureusement, je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'avenir pour la viande d'insectes.
| roti |
| pancakes |
Bref, on s'est gorgé de chlorophylle dans la campagne et on a passé de longues heures dans les sources chaudes de Sia ngam, nichées dans la forêt. C'est là que les thaï prennent leur bain tous les soirs, ouais, moins sympa. Mais l'eau est chaude, et transparente comme du verre, c'est vraiment agréable.
| le dauphin! euh non l'orque |
| des thais arrivent en moto, ils sont 6 dessus! 4 enfants et deux adultes. Sachant que la route pour venir ressemble à des montagnes russes, chapeau! |
| Obito, ne mange pas ton slip! |
Le premier jour, on a passé la journée à chercher ces sources mais à la place on est arrivé aux grottes de Lod. Magnifiques, mais comme il fallait payer un guide pour s'y promener, on a préféré entrer en douce avec nos petites lampes.
On se serait cru au club des cinqs, à chercher un trésor dans ces dédales noirs, tout en essayant de ne pas se faire voir des guides, et en essayant de ne pas se perdre.
Malheureusement, un groupe s'est retrouvé dans la même salle que nous et malgré les réticences de Nico ("mais ca va pas marcher, ils vont nous voir!") on s'est caché derrière une grosse colonne à pas de loups et ils ne nous ont pas vus! Au fur à mesure qu'ils s'avançaient, on contournait tous les 3 en même temps la colonne et hop, le tour est joué ! Ca sert pour la vie, les parties de cache cache hein...
| Tham Lod |
Sinon, autre aventure, mais c'est surtout Obito qui l'a vécu et nous qui nous sommes rongés les sangs
L'autre jour, il a décidé d'aller aux cascades Mae Yen, nous, on avait la flemme. Sauf qu'après n'avoir pas eu de nouvelles de lui au soir et toujours rien au matin, on a commencé à sérieusement s'inquiéter. On a donc loué une moto, fait un tour à l'hosto puis sur la route de la cascade, avec sa photo qu'on montrait à tout le monde. On a retrouvé sa trace à Pai puis à l'hosto où après avoir harcelé les infirmières avec "is my friend here?", on l'a aperçu, marchant comme un zombie, les habits tout crados. En fait, l'asticot imprudent s'était fait surprendre par la nuit dans la foret, s'était perdu, avait glissé, s'était pris une branche dans le plexus et badaboum. Incapable de bouger, il a passé la nuit sur place, dans le froid, et au bord d'un ravin... Chouette! Grosse frayeur donc. Et au matin, qu'à cela ne tienne, il a fait tout le retour à pied, jusqu'à l'hôpital !
Bref, c'est tout choqué et sur les rotules qu'on a retrouvé Obito mais les déboires n'étaient pas finis! Il a fallu expliquer aux infirmières toute l'histoire ! Déjà elles étaient 5 autour de nous à poser plein de questions en même temps, on ne s'entendait plus! A rendre fou... Et comme elles ne m'ecoutaient pas, elles ne comprenaient rien:
"Il est tombé en moto?
- non, il était à pied, il faisait nuit!
- il a bu?
- non! Il faisait noir il ne voyait pas le chemin !
- motocycle?
- no!
- drinking?
- no ! Mais bon dieu laissez moi parler !
Bref, on a réussi à se comprendre, et là, on a découvert la magie de l'hôpital de province en Thaïlande: si tu ne demandes pas, on ne te donne pas, haha! Donc il faut demander un lit, les soins, le docteur, la radio, tout est selon nos désirs, mais c'est toi qui décide si t'as besoin d'une radio. Ah, d'accord...
Par contre, comme dans les dessins animés, il y a des infirmières en jupette et chaussures à talons! ...

Finalement, plus de peur que de mal, rien n'etait cassé.
Bref, sacré aventure, mais on a tous bien flippé!
Prochaine étape, on ne sait pas encore, sûrement près de la frontière birmane, à Mae Hong Son.
C'est pas fini!
Ah oui et savatdi pimaï! (Bonne année en thaï)
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