. Le monde à portée de souffle: février 2014

mercredi 26 février 2014

C'est parti pour l'aventure dans la jungle laotienne!

Me voilà donc au Laos. Après avoir profité de la charmante ville de Nong Khai en Thaïlande où j'ai vu moultes reptiles et où j'ai eu une frayeur avec un serpent, je suis passée par la petite capitale du Laos, Vientiane, où j'ai quand même eu le temps d'oublier mon passeport, puis Luang Prabang.
Je suis donc restée bloquée à Luang Prabang, pour attendre mon passeport, mais c'était pas si mal, j'ai rencontré des gens sympas. Tout le monde se connait assez rapidement et ça fait un peu colo car la ville est petite.

J'ai donc rencontré Carlos et Amir à qui je me suis joint pour aller aux cascades de Kueng Si.
Lieu incroyable où l'eau opaque et bleue turquoise circule de bassins en bassins, formant des cascades et zigzaguant entre des arbres magnifiques, dont des ficus.
C'est un peu la foule mais il y a toujours des endroits déserts où les gens n'ont pas idée de se baigner. Et puis on a grimpé aux arbres, sauté dans l'eau, on s'est bien amusé !
Pour fêter le départ de Carlos le lendemain, on s'est même baigné dans le Mékong en pleine nuit! On a failli se faire emporter par le courant en plus, super intelligent...
Amir a mis sa créativité à mon service et on a trouvé une solution pour rapatrier mon passeport, histoire que je puisse partir !

Et donc après un long voyage de 14h sur des sièges inconfortables, de nuit et sur des routes en lacet, je suis arrivée finalement à Huay Xai, fiévreuse et nauséeuse, mais j'y suis !
Demain, je vais m'enfoncer dans la jungle de Nam Kam National Park, pour le camp de base de la Gibbon Expérience. C'est une attraction touristique de tyroliennes et cabanes dans les arbres. Le personnel ne parle pas bien anglais alors je vais essayer de remédier à ça.

J'étais sceptique quant au merveilleux de ma mission, puis j'ai rencontré le chef, Jeff, et là, je me suis enfin permis de me réjouir d'avance ! Jeff est français, au Laos depuis 10 ans et utilise les tyroliennes pour financer son programme de conservation. Il est vraiment sympa. Son organisation a même ses propres gardes forestiers pour chasser les braconniers.
Je lui expliqué que je voulais aussi participer au programme de conservation et il me dit qu'en ce moment, une stagiaire, Lisa, bosse avec des pièges appareil photo, pour avoir des photos des animaux. Les appareils sont disséminés dans la jungle et elle a mal au genou, du coup, il a été décidé que je m'occuperais de parcourir la jungle pour recueillir les données. J'ai dit à Jeff que je pouvais grimper dans les arbres, avec ou sans matos d'escalade pour y installer des appareils et il a été enchanté !
C'est vraiment cool, Jeff a vraiment cherché des trucs qui pourraient m'intéresser et apparemment, je vais vraiment être utile, autant pour les laotiens qui sont au taquet pour apprendre l'anglais, que pour les pièges photo. Lisa est soulagée que je la seconde.
Si j'étais arrivée un peu plus tôt, j'aurais carrément pu bosser avec des étudiants ethologues sur le comportement des primates de la région ! Mais ils ont fini leur étude de terrain... Mais il y aura quand même un photographe animalier et un ornithologue qui vont trainer dans les parages. Ça promet!

À peine après avoir fait connaissance, Jeff m'invite à manger à la maison où habitent en coloc plusieurs laotiens plus Lisa. Je me plonge enfin dans l'ambiance locale, piments à gogo, poisson, sticky rice (riz collant) et même du bon vin rouge! Ils m'apprennent déjà des mots, des expressions, Lisa me dit que dans la jungle, ils parlent laotien donc je vais vite m'y faire. Je vais être plongée au coeur des laotiens vu que je vais vivre avec eux.

Je pars demain faire le circuit de tyroliennes pour m'initier au fonctionnement du truc, puis je me mettrai au boulot. Pas d'Internet apparemment, peu d'électricité, ça va être rigolo !
Si ça se passe bien, je pourrais y rester jusqu'à 3 mois et je n'irai en fait de toutes façons pas au Viêtnam. Pas grave.
Je pense que je vais m'y plaire. En plus je ne vais rien payer, sauf une petite participation pour les tyroliennes au début, plus symbolique qu'autre chose...

Je retournerai sûrement de temps en temps à Huay Xai pour acheter des trucs, vérifier mes mails, tout ça.
Voilà, il est enfin temps d'essayer autre chose, d'arrêter le tourisme et de s'immerger dans la culture et dans la jungle :). Ça fait du bien un peu de ne plus se sentir touriste. J'espère que ça va me plaire!

A bientôt les gibbons!

Gibbons noirs mâles que j'espère avoir la chance de rencontrer :)


dimanche 16 février 2014

Mes amis les arbres - Angkor et retour en Thaïlande


Bon, finalement, je me suis bougée le cul et j'ai décidé d'aller à Siem Reap pour visiter les temples d'Angkor et plus particulièrement ceux envahis par les arbres, amours de ma vie. Et... j'ai bien fait!... Alors oui, ça coûte un bras, oui il faut tout le temps garder un oeil sur les cars de touristes pour les fuir comme la peste, mais en fait, ça vaut 100 fois le coup.

J'ai loué un vélo et après avoir parlé avoir plusieurs personnes, j'ai décidé de faire le grand tour du site, où il y a soit disant moins de monde et surtout, où se trouvent les temples arborés.
Hop, réveil à 4h30 du mat parce que bon, faut rentabiliser le prix du ticket ! J'ai roulé pendant une heure, la plupart du chemin dans la nuit noire héhé, pour finalement arriver aux premières lueurs du jour, à Ta Prohm, l'un des plus fameux pour les gros fromagers et ficus qui descellent ses pierres.
C'était magnifique et comme prévu, il n'y avait presque personne. L'endroit sentait le jasmin, le temple était beau, les arbres pieuvres m'ont donné la chair de poule d'admiration et dans leur cimes, des centaines de perruches criaient gaiement. Beau début.
La pieuvre

L'entrée
Qui soutient qui?





L'arbre de Tomber Rider. Si si! Des scènes du film ont été tournées à Ta Prohm

C'est pas beau ça ? Il y a deux arbres, l'un au centre du ficus,
bien lové, au chaud

Mais bon, un moment je me suis quand même dit, qu'est-ce que je fous dans un temple au milieu de la forêt à 7h du mat? Hihi.

Suite, le Pre Rup n'avait pas d'arbres mais siégeait dans un silence de mort, recouvert d'une odeur de pierre brûlée, bizarre. C'est un temple montagne, représentant le mont Meru, la montagne sacrée de Shiva.
J'ai trouvé une fausse fleur de vahiné que je me suis amusée à porter toute la journée et qui a bien amusé les khmers.

Ah ben oui coco, c'est dur de descendre les grosses marches!

Mais les cars de touristes chinois commençaient à me rattraper alors je suis allée dans un temple plus à l'écart, le Banteay Samre

Banteay Samre et ses anciennes douves
J'aime bien cette porte penchée
Pas incroyable mais... j'ai vu un serpent! Je marchais sur une sorte de coursive extérieur du temple quand à mes pieds, je vois filer dans les feuilles mortes, un long et fin serpent vert pastel qui avait l'air paniqué hihi. Ébahie, je l'ai suivie des yeux un long moment jusqu'à ce qu'il aille se cacher sous une pierre. Trop bien!

Pour aller à ce temple, j'ai traversé un village khmer et son petit marché, c'était bien sympa. Parce que oui, Angkor, c'est pas que des temples, il y a plein de gens qui habitent pas loin des temples, on est un peu chez eux. Ça doit bien les saouler ces va et vient de touristes d'ailleurs...

Au Ta Som, je me suis fait piéger par la foule. Ah mince, j'avais eu de la chance jusqu'à présent, elle arrivait toujours quand je partais. Mais là, j'ai eu beau attendre, le flot ne se tarissait pas. C'est dommage parce que le temple est tout mignon et envoûtant, ça doit être quelque chose d'y passer du temps tout seul.

Le Ta Som

Entre les murs

Des bas reliefs comme il y en a beaucoup, partout sur les temples

L'entrée de fou
Mais là, on a toujours l'impression de déranger la photo de quelqu'un. Oui parce que maintenant, je sais pas, ça doit être l'époque et les technologies qui veulent ça, on ne vient plus profiter, on vient prendre des photos. On dirait que c'est tout ce qui compte, rapporter des photos, comme si on n'était plus capable de se souvenir, ou comme si le plus important c'était de montrer aux amis qu'on y était. Je me fais avoir parfois aussi, mais là, de voir tous ces photographes en herbe se bagarrer pour le meilleur cliché, sans arriver à décoller l'oeil de leur objectif, ça m'a fait réaliser et je me suis forcée à ranger mon appareil et juste admirer, observer. C'est beaucoup plus agréable!
J'ai eu le malheur de me poser sur un bel arbre mort, ils ont cru que je "posais", j'ai été la cible de plein d'appareil, dont des chinois tous contents qui me faisaient des signes de remerciement. Haha.

Lagerstroemia calyculata enlacé par un Ficus altisima, tellement qu'on ne voit presque plus le Lagerstroemia

J'ai discuté un peu avec des gamines qui profitent de l'aubaine pour vendre des cartes postales, des bibelots. Elles savent y faire et exploiter leur mignonne-attitude hein... "Tu fais un jeu avec moi?" puis, grand sourire et yeux suppliants, "tu achètes mes cartes postales?". Bon, j'ai craqué, j'ai acheté deux bracelets à un prix dérisoire, pour habiller mon poignet nu depuis qu'on m'a volé mon chapelet du Népal...
Tu me donnes ta fleur?
-non mais tu peux l'essayer héhé
Elles m'ont dit qu'elles allaient à l'école l'après-midi, mes fesses oui! Elles sont petites mais organisées, si l'une fait sa vente, l'autre refuse de me montrer ses objets. Ce n'est qu'une fois que j'ai acheté que les autres prennent leur tour. Pas de coups bas, c'est des copines quand même. Une vraie petite mafia ah lala...




Puis j'ai trouvé mon havre de paix, le Krol Ko, désert ! C'est un petit temple en ruine donc les touristes s'en foutent. Parfait pour la pause de midi.

Petit temple du Krol Ko
Ça fait du bien d'être toute seule hihi
Ouais comme elles se la pètent avec leur serpent autour du cou
C'est là que j'ai remarqué les nuages de libellules jaunes et noires qui tournoient dans le ciel, indéfiniment, comme si elles étaient en pleine parade sexuelle. J'ai essayé d'en attraper mais elles étaient rapides et j'avais l'air un peu con à courir et sauter partout en brassant l'air avec mes bras.
Les libellules qui folâtrent

Petite pause histoire:
Les temples d'Angkor ont été édifiés entre le Xème et XIII ème siècle par plusieurs rois de l'Empire khmer qui se sont proclamés dieux et qui faisaient construire des temples pour montrer leur puissance. Mais bon, officiellement, c'était à la gloire d'un dieu hindou ou bouddhiste suivant la tendance du moment. Cette cité était très peuplée et il ne reste aujourd'hui que les monuments religieux car c'étaient les seuls construits en pierre.
À cause des guerres et du déclin de l'Empire, Angkor s'est dégradé et a été abandonné pendant de longs siècles et la nature a repris ses droits. Quelques explorateurs sont tombés dessus mais un explorateur français, Henri Mouhot, a sorti de l'oubli la cité au XIXème siècle. Et là, les premiers touristes sont arrivés et les temples ont été restaurés, la nature chassée, sauf quand les arbres maintenaient plus ou moins en place les temples. Maintenant le site est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Voilà, en très gros. Je saute plein de choses, si vous êtes plus intéressés, allez sur Google :).

Au Neak Poanh, un temple planté au milieu de l'eau, un vendeur de livres sur Angkor a voulu à tous prix discuter avec moi et il m'a montré, tout fier, les trèfles à 4 feuilles qui foisonnent sous le ponton. Il me met au défi de trouver un trèfle à 3 feuilles; amusée je cherche, sans succès, pendant qu'il me nargue gentiment "j'en ai trouvé deux!". Banane... Mais il était gentil, j'ai eu du mal à m'en défaire hihi.

Puis j'ai découvert mon paradis, le Preah Khan. Presque personne ne m'avait parlé de ce temple, comme s'il ne présentait aucun intérêt, je ne sais pas comment c'est possible... Le temple, ben c'est un temple, rien de bien nouveau, mais tout autour s'étend son jardin immense, parsemé de ruines envahies d'arbres aux racines gourmandes. La forêt, les enchevêtrements de couloirs écroulés mystérieux, de murs courbés et des arbres magnifiques qui s'incrustaient... Ah, le rêve.

La petite maison dans la prairie? Non, un petit temple juste à côté du gros Preah Khan

Mais... c'est mon nez! Hihi nan c'est pas le mien
mais il appartient sûrement à quelqu'un ;)

Ils sont partout... :D

Partie du temple principal

Le mieux, c'est qu'il n'y avait pas grand monde et tout le monde se concentrait sur le temple principal alors que moi, je crapahutais sur les murs, dans les ruines, dans les arbres, en toute liberté sans qu'on me remarque. Mon premier arbre, soufflée de tant de beauté, je me suis dit, merde, tant pis pour la migraine, la fatigue, c'est pas tous les jours que j'aurai l'occasion de grimper sur un truc pareil. C'est parti!

En haut de la photo, on voit que l'arbre fait un coude à gauche. En fait c'était le haut d'une sorte de tube de racines! Sûrement que l'arbre s'était développé autour d'un autre, il a pris sa forme, puis quand l'autre est mort, ça a laissé une cheminée !

 Et une fois que j'ai commencé, je n'ai plus réussi à m'arrêter, si bien que je me suis faite attaquer par des fourmis rouges. Féroces ces bêtes là ! Et quand t'es en équilibre en haut d'un arbre, c'est un peu stressant héhé. Mais j'ai pas tombé ! :D
J'ai eu du mal à repartir de là bas, car il y avait des merveilles à tous les coins, lianes, cachettes et recoins, je ne savais plus où donner de la tête ! C'était un magnifique terrain de jeu pour Naomi. Et au dessus piaillaient les oiseaux. Merveilleux.

Un seul arbre




Les toits du temple, depuis le haut des éboulis

... O_O



J'ai fini par le Bayon, le temple aux mille visages qui est assez impressionnant. Il a été construit sur le modèle du visage du bodhisattva de la compassion, qui a un nom compliqué, mais il ressemble aussi au visage du souverain. Les visages aux quatre faces des tours voulaient faire passer le message que le roi voit tout!
Sur les bas reliefs, beaucoup d'histoire sont racontées, des batailles, des mythes religieux, des scènes de vie quotidienne...

Le Bayon

Coucher de soleil sur le Bayon

Lui aussi est content de se faire caresser le visage par les rayons obliques du soleil :)

Ah ça fait la fête dans les temples!

Alors comme ça ils utilisaient les éléphants pour se battre? Ben c'est du joli
Apparemment, plus un roi voulait assoir son pouvoir, plus il devait avoir d'éléphants. Donc il en faisait capturer autant que possible dans la foret...

Sur la route, j'ai croisé des khmers qui rentraient chez eux au milieu de ces merveilles, je me suis demandé ce que ça faisait de vivre au milieu de ça, est ce qu'on s'en lasse, est-ce qu'on les voit toujours? Ça doit forcément mettre un petit sourire dans le coeur toute cette beauté environnante, même inconsciemment...
Une des entrée du complexe d'Angkor Thom

Bref, coucher de soleil, je suis passée à côté d'Angkor Vat que j'avais exprès évité pour cause de trop grande célébrité et j'ai bien fait, au vue du spectacle. Bouche bée devant cette foule digne d'un quatorze juillet, centaines de tuktuk, bus, stands, musique, etc... Ça donne le tournis.

Étonnamment à 6h du soir, les routes étaient beaucoup plus encombrées qu'à 5h du mat! Ouais je sais, moi aussi ça m'a surprise... :p. Et effectivement, faut avoir les yeux en face des trous pour pas se faire écraser! Pas vraiment ma qualité première après 12h de crapahutage...

Bref j'ai pas regretté d'avoir changé mes plans (merci pour l'engueulade Obito ;) ), c'était merveilleux. Ça a dû être génial de découvrir ces temples dans la jungle à l'époque.

Mais je suis vite repartie de Siem Reap car d'une, mon visa expirait et de deux, cette ville ressemble à un Las Vegas khmer, c'est pas très agréable.

Direction donc la frontière le lendemain, pour aller en Thaïlande. Je prévois de rejoindre le nord du Laos donc c'est plus court par la Thaïlande. Premières minutes là bas, mmh, où je vais maintenant ? La gare est loin, je fais du stop sans trop d'espoir, mais rapidement, une moto s'arrête. Mais, la grosse blague, le mec ne parle pas anglais. Donc je mime le train bien entendu... Et ça fait quoi le train? Tchou tchou... Mouai, il n'a pas eu l'air convaincu. Je lui dis ma ville de destination, je devine les rouages de son cerveau s'activer et il s'écrit "naran!". Euh, ouais peut être, tu m'emmènes? Il rit et me fait signe que oui. Et heureusement, naran veut bien dire gare, ouf! Je lui dis bonjour en thaï car j'ai oublié comment on dit merci mais il n'a pas l'air de s'en formaliser et je file dans le train qui venait juste d'arriver! C'est cool en Thaïlande, le train est lent, les sièges sont durs mais j'ai payé genre 1€ pour aller de la frontière à Bangkok quand même (250 kms) ! Tu peux pas concurrencer avec ça... Bon, la nuit, sur la banquette dure et coincée entre un khmer et la paroi, c'était pas marrant, j'ai dû innover dans des positions de sommeil vraiment improbables, mais bon, comme tout le monde... Des pantins endormis.
Bref, de longues heures de voyage plus tard, plus la rencontre avec Pablo et Roel, deux mexicains roots avec qui j'ai pratiqué pendant des heures mon espagnol ( sur la philosophie de la vie, tout ça! Eh oui!), me voilà arrivée à Phimaï, petite ville à l'est du pays, 24h après mon départ de Siem Reap... Pfiou!

Pour rester dans le thème, je suis allée voir le parc des banyans. Le banyan est une espèce de ficus qui a pour particularité de se développer autour d'un autre arbre ou autre structure et de lancer ses racines un peu partout, qui font d'autres arbres et hop et hop ça devient super grand.
Au Sai Ngam de Phimaï, il parait qu'à l'origine il n'y a qu'un arbre maintenant âgé de 4 siècles environ et que petit à petit, l'arbre s'est étendu tant et si bien qu'on ne distingue plus de tronc ni branche propre dans ce bosquet de 3000 m2 , comme si ce n'était le labyrinthe que d'un seul arbre. C'est beau!
Forêt enchantée ?
Les entrelacs du banyan
Petit étang qui borde les banyans
Le supposé arbre originel est vénéré et se cache sous toutes ces guirlandes d'offrandes


 Un peu dommage que ce soit le rendez-vous des thaïs, je n'ai pas pu trop gambader sur les branches, mais c'est quand même marrant, on peut y marcher, faire le tour de toutes ces branches, sans toucher terre! Et en haut, des écureuils se chamaillent, des oiseaux sautillent.
Une énorme abeille qui butine. On voit les boulettes de pollen à ses petites pattes!

 J'ai aussi vu deux choses assez étranges, une oie avait fait son nid sur la berge de l'étang à côté et couvait pendant que son petit mari s'egosillait pour tenir à distance les curieux.
Monsieur monte la garde
Mais une vieille thaï les a virés, plonge la main dans le nid et en retire... deux gros gastéropodes (genre escargot quoi)! ... Euh, what?! Elle les jette à l'eau et avant que l'oie se remette sur son nid en gueulant, je jette un coup d'œil et constate que le nid est désormais vide. Quid me dis-je? Cette oie couvait des gastéropodes??! Perplexité intense... Mais c'est quoi ce pays? Hihi. J'ai vérifié, le gastéropode avait toujours l'air bien vivant...
Il a son opercule fermé et tout
Puis j'ai découvert des grappes de boules en sorte de polystyrène.
J'ai passé un bon moment à me demander ce que c'était. Oeufs de fourmis rouges? (Elles étaient autour)

Miam, ça se mange?



Les roses bonbon étaient remplies d'une gelée rose bizarre; mmh, étrange mon cher Watson. Puis Eurêka, j'ai trouvé à force d'observation (la loupe de Sherlock m'aurait bien aidée là), ce sont des oeufs de gastéropodes!! Petits micros minuscules escargots dans leur oeuf, comme c'est meugnon !
Tout micro bébé gastéropode

 Sûrement les bébés des gros que l'oie couvait. Du coup, crouic crouic, oie qui couve des escargots, escargots qui pondent des oeufs, bébés escargots qui éclosent au dessus de l'eau, euh... je sens comme une logique farfelue là dedans.

Hihi bref j'arrête avec mes réflexions éthologiques (ça m'a bien interloquée tout ça en tous cas) et je referme le chapitre arbres car demain, je me dirigerai vers le nord, sûrement Nong Khai qui est une vraie ville, donc pas de beaux arbres en perspective. On verra ça au Laos :)

Fin
Le soleil rouge se couche sur le Mékong à Kratie (Cambodge)