. Le monde à portée de souffle: 2016

lundi 6 juin 2016

L'amazone

Changements de plan, enfin, voila, je suis au Bresil.

J'ai pris la route au final pour Macapa, au nord du Bresil, depuis Cayenne. C'est long, c'est pas très bon marché, mais bon...

Mon but, c'est de remonter l'amazone pour aller au Perou. En fait.

Aujourd'hui, à Santana, je m'embarque à prix d'or (80 euros!) pour Manaus, sur un bateau où je vais vivre avec tous les autres passagers en hamac sur le pont. Et dans 6 ou 7 jours si tout va bien, je serai a Manaus. Et de la, il faudra reprendre un bateau pour le perou. Je suis pas rendu, mais ca ira!

Alors ne vous inquietez pas, tout va bien!


samedi 28 mai 2016

Retour en Amérique du Sud, 1ère étape: Guyane



J'ai encore changé de pays, mais toujours pas de langue. On reste dans le francophone avec la Guyane française.
Question dépaysement, ça va, il fait à peine plus chaud qu'en Martinique et il y a juste un peu plus de moustiques!
la Martinique, au final, était une belle surprise. C'est assez bizarre d'expérimenter la France sous les tropiques. C'est tout comme la France, sauf qu'il y a plus de cocotiers et de jungle héhé. C'est marrant. Je ne m'attendais pas par contre à ce que ce soit si cher, alors du coup, j'ai passé un mois à dormir dehors, dans mon hamac. Avec mon copain des Canaries, on se faisait des campements dans des coins sympas, tranquilles et très beau. On a passé quelques temps à l'anse couleuvre, au bout de la route, tout au nord. Et puis le village de Grand Rivière où on a profité de la tranquillité de la rivière quelques jours.

coucher de soleil sur le rocher du diamant pour nous accueillir en martinique

premier bivouac dans la foret de Montravail dans le sud, au dessus de ste Luce

ma première coco!

foret de montravail

gros crabe qui faisait le fier dans la foret

plage du carbet

le bivouac à l'anse couleuvre


l'anse couleuvre du haut

le chien marin, Imen, border collie qui a fait la transat sur un bateau de hippies!

au dessus de ste Marie
quand il pleut trop. la saison des pluies arrive!

magnifique ficus dans la foret la Philippe, près de sainte marie



J'ai fait énormément de stop, pas de transport en commun et pas de voiture alors on tend l'index, pas le pouce. Quand j'étais seule, j'avais l'impression de commander un taxi, on me prenait vite et on m'amenait directement où je voulais!
Les gens sont d'une gentillesse et serviabilité sans pareille. On me disait que les martiniquais sont racistes. Ben je n'ai pas vu ça moi. Après, je me suis plus focalisée sur la nature que sur les gens, mais quand meme.
Un peu de plongée, de rando, de bateau, grâce aux amis des canaries retrouvés de l'autre coté, de vagabondage dans l'ile et je me suis dit que je devais quitter cette ile où finalement n'abondent pas les animaux.
Rejoindre le continent sud américain impliquait de prendre l'avion ou le bateau. Le bateau, j'avoue que j'en ai soupé. Je voulais le faire, voir ce que c'était, c'est fait, et conclusion, le bateau, ce n'est pas pour moi. Je suis une femme de la foret, pas de la mer.

L'avion le moins cher arrivant en Guyane, j'ai débarqué en Guyane, avec sa jungle impénétrable, immense et inconnue. Tout pour moi.
A peine arrivée, j'ai eu de la chance d'être hébergée par un ami d'amie, qui est passionné de la nature. Alors ni une ni deux, on va voir les tortues pondre au nord ouest de la Guyane. Puis je l'accompagne sur son stage de terrain en foret, pour chercher des grenouilles. C'était vraiment chouette mais très très mouillé! Bon ça ne me changeait pas trop de mes journées au Laos quand il y avait la saison des pluies.
Mais l'aventure a été écourtée car la voiture a rendue l'âme, les routes/pistes de Guyane sont trop périlleuses pour une pauvre petite voiture...
Retour à Cayenne en dépanneuse et maintenant, il faut faire autre chose! Je m'en vais alors pour saint laurent du maroni, de contact en contact, parce qu'il pleut vraiment trop pour dormir dehors!

Awala Yalimapo

Awala Yalimapo

Awala Yalimapo

le photographe qui mouille la chemise pour photographier les oiseaux

bivouac au carbet de la plage. ça c'est l'auberge de jeunesse en Guyane!

un bateau-jungle

une ruisseau rouge!


Awala Yalimapo

tortue luth en train de creuser son trou, à 6h du mat...
le trou avec les oeufs qui tombent

un peu trop de monde, mais elle ne se décourage pas

en vadrouille dans la jungle, avec la petite voiture qui va mourir plus tard

gros crapaud, crapaud marin

hypsiboas granosa, ma préférée, lors d'une virée nocturne

rivière de jungle sur la route de Kaw



dendrobates tinctorius, très commune

rivière blindée de grenouilles
Voilà, je profite déjà bien d'un pays très riche, je pense meme y faire mon trou si je ne trouve pas bientot un meilleur endroit. Mais je n'ai pas encore trouvé ce que je cherchais, je ne suis pas prete à m'arreter encore. Il me reste trois mois avant d'aller aux Etats-Unis, je prévois de me balader du Brésil au pérou, aller aussi loin que possible, pour peut-etre passer la frontière nord américaine à pied. Mais il n'y a pas le feu au lac.
L'essentiel pour l'instant est de regarder bien autour de moi, les sens en alerte, choper au passage tout ce qui passe, se raccrocher aux choses intéressantes, aux personnes avec qui je peux partager des connaissances. J'ai des choses à trouver et je n’arrêterai pas tant que ce ne sera pas fait.

Je n'arrive pas encore à me décider où je vais tracer ma route pour les prochaines semaines, on verra, on verra...!

jeudi 14 avril 2016

Arrivée en Ma'tinique!

Alors voilà, je suis arrivée, le 10 avril au soir au Marin, port de la Martinique!
On est partis le 16 mars des Canaris, alors voilà, je vous laisse faire le calcul de la traversée.
Tous s'est bien passé, surtout au niveau temps, on a carrément eu de la chance, pas de mauvais temps et du vent, on a bien filé!
Voilà notre équipage, sur le bateau, le capitaine et nos deux potes de Las Palmas, qui se sont greffé sur notre bon plan!
Au début c'était bien, ça roule



 Et puis le mal de mer est arrivé... Et ça s'est pas calmé...
LE troisième jour, j'ai vomi toute la journée, puis les suivants, je faisais mon petit vomi par jour. Je n'en pouvais plus!



malade

j'ai meme testé les propriétés de ces lunettes anti mal de mer. J'ai vomi juste après

alors je barre, ça aide à faire passer le mal de mer et ç fait penser à autre chose
 Mais la vie continue, on voit des dauphins qui sautent autour de nous, on a vu trois cachalots passer à coté de nous meme!
Et puis sinon il n'y a pas gran chose à faire sur un bateau en transat, alors la journée est rythmée par les repas, la vaisselle, les lectures, etc...
Micka qui se prépare à faire caca à l'arrière
 Mais un moment, je m'ennuyais bien trop car meme lire me faisait vomir! Alors j'engageais des lecteurs pour me distraire
Julien, le second du capitaine,  me fait la lecture
la vaisselle



un des nombreux poissons volants qui viennent s'échouer sur le pont

la danse de "j'en ai marre d'etre malaaaaade!"
 Et puis est venu un moment où j'en ai eu trop marre!
Alors comme finalement le capitaine a décidé de s'arreter au Cap Vert, je me suis dit, je me caaaasse! Je débarque du bateau, et j'irai en Amérique en avion, comme tout le monde, et na. ON arrive donc à Sao Vicente, à Mindelo, je vasi sur internet et je découvre que bien sur, l'avion est bien trop cher!
Donc voilà, il va falloir supporter... Mais en attendant l'enfer, j'ai au moins profité du Cap Vert! ON y est resté 3 jours, on a failli ne pas en repartir à cause de la lenteur des autorités à nous fournir le papier de sortie, mais finalement, tout s'est réglé!
Alors le Cap Vert, c'est pas vert, c'est tout marron! Incroyablement sec. Ce sont des îles volcaniques toutes pelées, où il n'y a pas grand monde. En plus on y était pour Paques et tout le monde était allé sur une autre île! Alors tout était désert...
Mais les gens sont super agréables, souriants, c'est vraiment chouette.

Mindelo

calhaus
En expédition, Manon et moi dnas ces paysages lunaires et déserts, on a trouvé quand même de quoi s'amuser avec une petite dune. Qu'est-ce que ça faisait du bien de se dégourdir les jambes après 6 jours et demi en mer!



après l'effort, un gros plouf sur une plage magnifique et déserte, une mer délicieuse et des vagues! trop bien

bar à Mindelo, un des seuls ouvert...

vue sur la baie de Mindelo
 Et puis il a fallu repartir...
J'ai décidé de me goinfrer de médicaments anti mal de mer, et ça a plutôt bien fonctionné. Mais contre l'ennui, que faire... Je me sentais quand même tout le temps barbouillée donc difficile de faire des activités
événement de la journée, on croise un bateau! ca nous aura occupé 5 minutes, c'est bien 

il y a quand meme de jolies choses à voir
Voilà, on essaye de s'occuper comme on peut, on fait des trivial pursuits, des jeux de carte, des jeux débiles, et puis on jour, il y avait très peu de vent alors on stoppe le bateau et tout le monde à l'eau pour un bain bien mérité! c'est qu'on commence à puer un peu...
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Sinon, barrer, ça trompe aussi l'ennui


les couchers de soleil aussi. On en a de magnifiques
Et puis quand je me sens plus ou moins en forme, il y a l'accordéon!

Donc voilà, à force, à force, on a fini par avancer, j'ai réussi à ne plus vomir, il y a eu quelques frictions dans l'équipage, on avait un capitaine pas très facile à vivre quand même, qui ralait tout le temps et très maniaque. Mais on s'en est sorti! et après 16 jours de navigation depuis le Cap Vert, on a enfin atteitn la Martinique, sous un soleil couchant magnifique derrière le rocher du Diamant.
Moi j'étais extatique d'arriver, je n'en pouvais plus!

Alors voilà, maintenant je pars à la découverte de la Martinique, pour l'instant, ce que j'en vois c'est que je me sens chez moi: j'ai passé une nuit seule, dans la forêt tropicale, j'avais l'impression de me retrouver au Laos, dans "ma" jungle, et c'était le bonheur. Sauf qu'en plus, ici ça grouille de colibris! 

Fini l'aventure avec Manon par contre, j'ai un autre compagnon de voyage, rencontré à Las Palmas. On va sillonner la Martinique, profiter, puis rejoindre le continent, peut-être la Guyane, avion ou bateau, on verra!

En tous cas, cette trans, contente de l'avoir faite, mais c'était ma première et dernière! C'est économique, certes, j'aurai dépensé pour la traversée dans les 120 euros, mais bon, pour peu qu'on ait le mal de mer et que le farniente nous gonfle, c'est assez difficile comme expérience.

Mais il y a eu les nuits de quart, quand je passais mon temps à admirer le plancton fluorescent aux bords du bateau, l'immense voute étoilée et les multiples étoiles filantes... Ah j'en ai fait des voeux!
Je me mettais aussi parfois à la proue du bateau, je chevauchais les vagues sur le bateau, c'était très marrant, on sentais bien l'effet montagnes russes!

Mais je me sens mieux sur terre, près des arbres au final!

Allez, à bientot pour de nouvelles aventures