. Le monde à portée de souffle: Retour en Amérique du Sud, 1ère étape: Guyane

samedi 28 mai 2016

Retour en Amérique du Sud, 1ère étape: Guyane



J'ai encore changé de pays, mais toujours pas de langue. On reste dans le francophone avec la Guyane française.
Question dépaysement, ça va, il fait à peine plus chaud qu'en Martinique et il y a juste un peu plus de moustiques!
la Martinique, au final, était une belle surprise. C'est assez bizarre d'expérimenter la France sous les tropiques. C'est tout comme la France, sauf qu'il y a plus de cocotiers et de jungle héhé. C'est marrant. Je ne m'attendais pas par contre à ce que ce soit si cher, alors du coup, j'ai passé un mois à dormir dehors, dans mon hamac. Avec mon copain des Canaries, on se faisait des campements dans des coins sympas, tranquilles et très beau. On a passé quelques temps à l'anse couleuvre, au bout de la route, tout au nord. Et puis le village de Grand Rivière où on a profité de la tranquillité de la rivière quelques jours.

coucher de soleil sur le rocher du diamant pour nous accueillir en martinique

premier bivouac dans la foret de Montravail dans le sud, au dessus de ste Luce

ma première coco!

foret de montravail

gros crabe qui faisait le fier dans la foret

plage du carbet

le bivouac à l'anse couleuvre


l'anse couleuvre du haut

le chien marin, Imen, border collie qui a fait la transat sur un bateau de hippies!

au dessus de ste Marie
quand il pleut trop. la saison des pluies arrive!

magnifique ficus dans la foret la Philippe, près de sainte marie



J'ai fait énormément de stop, pas de transport en commun et pas de voiture alors on tend l'index, pas le pouce. Quand j'étais seule, j'avais l'impression de commander un taxi, on me prenait vite et on m'amenait directement où je voulais!
Les gens sont d'une gentillesse et serviabilité sans pareille. On me disait que les martiniquais sont racistes. Ben je n'ai pas vu ça moi. Après, je me suis plus focalisée sur la nature que sur les gens, mais quand meme.
Un peu de plongée, de rando, de bateau, grâce aux amis des canaries retrouvés de l'autre coté, de vagabondage dans l'ile et je me suis dit que je devais quitter cette ile où finalement n'abondent pas les animaux.
Rejoindre le continent sud américain impliquait de prendre l'avion ou le bateau. Le bateau, j'avoue que j'en ai soupé. Je voulais le faire, voir ce que c'était, c'est fait, et conclusion, le bateau, ce n'est pas pour moi. Je suis une femme de la foret, pas de la mer.

L'avion le moins cher arrivant en Guyane, j'ai débarqué en Guyane, avec sa jungle impénétrable, immense et inconnue. Tout pour moi.
A peine arrivée, j'ai eu de la chance d'être hébergée par un ami d'amie, qui est passionné de la nature. Alors ni une ni deux, on va voir les tortues pondre au nord ouest de la Guyane. Puis je l'accompagne sur son stage de terrain en foret, pour chercher des grenouilles. C'était vraiment chouette mais très très mouillé! Bon ça ne me changeait pas trop de mes journées au Laos quand il y avait la saison des pluies.
Mais l'aventure a été écourtée car la voiture a rendue l'âme, les routes/pistes de Guyane sont trop périlleuses pour une pauvre petite voiture...
Retour à Cayenne en dépanneuse et maintenant, il faut faire autre chose! Je m'en vais alors pour saint laurent du maroni, de contact en contact, parce qu'il pleut vraiment trop pour dormir dehors!

Awala Yalimapo

Awala Yalimapo

Awala Yalimapo

le photographe qui mouille la chemise pour photographier les oiseaux

bivouac au carbet de la plage. ça c'est l'auberge de jeunesse en Guyane!

un bateau-jungle

une ruisseau rouge!


Awala Yalimapo

tortue luth en train de creuser son trou, à 6h du mat...
le trou avec les oeufs qui tombent

un peu trop de monde, mais elle ne se décourage pas

en vadrouille dans la jungle, avec la petite voiture qui va mourir plus tard

gros crapaud, crapaud marin

hypsiboas granosa, ma préférée, lors d'une virée nocturne

rivière de jungle sur la route de Kaw



dendrobates tinctorius, très commune

rivière blindée de grenouilles
Voilà, je profite déjà bien d'un pays très riche, je pense meme y faire mon trou si je ne trouve pas bientot un meilleur endroit. Mais je n'ai pas encore trouvé ce que je cherchais, je ne suis pas prete à m'arreter encore. Il me reste trois mois avant d'aller aux Etats-Unis, je prévois de me balader du Brésil au pérou, aller aussi loin que possible, pour peut-etre passer la frontière nord américaine à pied. Mais il n'y a pas le feu au lac.
L'essentiel pour l'instant est de regarder bien autour de moi, les sens en alerte, choper au passage tout ce qui passe, se raccrocher aux choses intéressantes, aux personnes avec qui je peux partager des connaissances. J'ai des choses à trouver et je n’arrêterai pas tant que ce ne sera pas fait.

Je n'arrive pas encore à me décider où je vais tracer ma route pour les prochaines semaines, on verra, on verra...!

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